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04/05/2015 01:10 EDT | Actualisé 03/05/2016 05:12 EDT

Vanessa explique comment : Utiliser Facebook sans perdre la face

Sur Facebook, écrire un statut revient à sortir sur le perron en jaquette et crier des mots sur les voisins.

Avec le temps, utiliser les réseaux sociaux à bon escient est devenu un art à maîtriser.

À travers les règles non écrites et l'étiquette à respecter, il est parfois difficile de s'y retrouver.

Mais moi je sais comment on fait. C'est pourquoi j'ai décidé de faire un palmarès des comportements à éviter sur Facebook selon les situations.

1- Les statuts.

Écrire un statut revient à sortir sur le perron en jaquette et crier des mots sur les voisins. Alors si vous ne voulez pas passer pour une noix, je vous conseille fortement d'éviter ces types de statuts :

• Le statut vague.

« Une telle chose ne pouvait pas m'arriver... »

Mis à part recevoir 16 commentaires de « Quoi? » « Hein? » Ou encore « ??? », ce type de statut ne sert absolument à rien, à beaucoup trop de personnes. Si vous voulez dire quelque chose, dites-le. Autrement, abstenez-vous. Si quelqu'un dans la rue venait vous voir pour vous dire exactement la même chose pour aussitôt repartir, vous le regarderiez comment?

• Le statut bourré de fautes.

« Je pensé po pouvwer aimé autin que je t,aim Justain Bibier. »

C'est non. Juste non. Votre statut c'est votre visage. Et avec un statut comme celui-là, on vous imagine avec les cheveux gras, du gluglu blanc aux coins de la bouche, une haleine de fesses et un animal mort en guise de chapeau. Pensez-y.

• Le statut privé.

« Je t'ai envoyé les photos babe, fais vraiment attention à ce que mon chum ne tombe pas dessus. »

Trois mots : Plus. De. Chum.

• Le statut à l'eau de rose.

« Une vie sans amour est comme un muffin sans le morceau qui reste pogné dans le papier. C'est impossible. - Moi. »

Souvent accompagné de photos de roses fraîches, de chatons doux ou de pivoines épanouies, le statut à l'eau de rose paraît inoffensif aux premiers abords, mais s'il est récurrent il peut vous valoir à la longue une série de «Ne plus suivre cette personne. » Faites attention.

• Le statut « Une journée avec Manon! »

« Bon, ménage fini, je vais prendre ma douche et hop chez le dentiste. J'espère qu'il ne me fera pas aussi mal que la dernière fois! Après ça les commissions (le poulet entier en spécial à 6,99 $ chez Provigo). Pour finir la journée en beauté, un p'tit souper en famille avec mes filles Dorothée et Mireille, mon fils Jérôme et mon chum Guy, je pense bien faire du poulet comme il est en spécial (6,99 $ chez Provigo). Je t'aime tellement Guy, merci de faire partie de nos vies. Oh merde je vais avoir la bouche gelée alors pas de soupe en entrée pour moi hihihihi! Maususse j'ai encore mal à mon genou, il va sûrement mouiller vers 2h15. »

L'exemple dit tout ce qu'il y a à dire, je préfère ne rien ajouter.

2- Les forums.

Il y a des forums pour tout maintenant. Cuisine, brico, jardinage, perte de poids, mise en forme, mamans de juin, juillet, août... Et plusieurs comportements récurrents sont à éviter sur ces pages.

• Les questions d'ordre médical.

« Ma fille à le ventre recouvert de pustules qui changent de couleur selon son humeur, et elle fait 39 de fièvre. Qu'est-ce que ça peut être? »

Tout ce que vous obtiendrez avec ce type de questions sont des réponses de gens qui ne sont pas médecins, mais qui sont sûrs de tout savoir. Par exemple : « C'est la roséole, je le sais moi. Roule-la dans le jus de citron puis dans la farine jusque ça fasse une pâte puis laisse là sécher devant la fenêtre. » Ou encore : « Ah oui, c'est juste une réaction à ton savon parce qu'il est pas bio. Passe là au lave-vaisselle. Juste un p'tit cycle à Pots and Pans, pour enlever le savon. »

Poseriez-vous ces questions à un inconnu à l'air louche au parc? Non? Bien ça revient exactement au même. Chacun son métier.

• Les questions de type : Ça ne me tentait pas de Googler.

« C'est quoi du paprika fumé? »

Vous n'obtiendrez que des réponses du genre : « C'est du paprika.... mais fumé ». Ou encore cette page drôle mais frustrante!

Allez, un petit effort...

3- Les nouvelles choc!

Pour l'amour, vérifiez vos sources quand vous partagez un lien. Déjà que parfois le titre donne à lui seul un petit doute sur la crédibilité du contenu, exemple : «Une femme ressuscitée a accouché de 16 enfants de la même portée mais de pères différents dans une maison en feu!», ou encore «Paul Walker n'est pas mort!». Il est possible de peut-être oser remettre la véracité de ces articles en question.

La source est facile à vérifier.

Si c'est écrit « Journal de Quebecque », c'est pas bon.

Si c'est écrit « Chroniques de phénomènes holistiques et paranormaux d'Angoulême », c'est pas bon.

Si c'est écrit « Foggington Post », c'est pas bon.

J'espère que ce guide tout à fait formel et officiel vous aura éclairé sur les comportements à éviter sur Facebook!

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