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26/11/2016 08:10 EST | Actualisé 26/11/2016 08:10 EST

Une adolescente infectée par le VIH devient la plus jeune mairesse de la Namibie

Livey Van Wyk a fait beaucoup de chemin depuis qu'elle était adolescente, enceinte et infectée par le VIH, afin de devenir une mère comblée et une jeune mairesse influente et inspirante, véritable fierté de sa Namibie natale. Sa vie est une histoire puissante de courage et d'espoir, dans laquelle l'UNICEF a joué un rôle primordial pour l'aider non seulement à survivre, mais aussi à s'épanouir.

Âgée de 31 ans, Livey Van Wyk a fait beaucoup de chemin depuis qu'elle était adolescente, enceinte et infectée par le VIH, afin de devenir une mère comblée et une jeune mairesse influente et inspirante, véritable fierté de sa Namibie natale. Sa vie est une histoire puissante de courage et d'espoir, dans laquelle l'UNICEF a joué un rôle primordial pour l'aider non seulement à survivre, mais aussi à s'épanouir.

© UNICEF/UN036925/Torgovnik / Verbatim Photo Agency

Dans l'est de la Namibie, au seuil du désert du Kalahari, la vie peut être difficile pour de nombreuses personnes. Quelques maisons de tôle improvisées et dispersées sont des signes de pauvreté et d'une lutte quotidienne pour survivre. Dans l'une de ces maisons se trouvait une adolescente avec peu d'espoir, ostracisée par sa communauté et abandonnée par sa famille.

Les beaux yeux bruns de Livey Van Wyk se remplissent encore de larmes lorsqu'elle se souvient d'une des périodes les plus sombres de sa vie. Cette jeune fille studieuse a découvert à l'âge de 17 ans qu'elle était enceinte et infectée par le VIH.

«Tout ce que je savais du VIH, c'était qu'il s'agissait d'une condamnation à mort. Je ne voulais pas mourir. J'étais seulement une enfant et j'avais plein de rêves», explique-t-elle.

En 2001, au plus fort de l'épidémie de VIH et de sida, le traitement antirétroviral, qui permet de contrôler le virus, n'était pas encore facilement accessible. Beaucoup mouraient dans d'horribles douleurs, tandis qu'un climat de peur et de suspicion infiltrait la société.

«Même ma propre mère a changé lorsque je lui ai dévoilé mon état. Et la même attitude se reproduisait encore et encore au sein de la famille, de la communauté et dans la ville. Je ne pouvais plus être avec les autres. J'étais privée de tous mes droits.»

Livey se souvient de la façon dont le directeur de l'école lui a dit de ne plus venir en classe: « Cela a été mon point de rupture, car j'aimais l'école, même si j'étais enceinte et infectée par le VIH. Je n'avais plus aucun espoir. »

Après le rejet, l'espoir

Pourtant, sa vie allait bientôt changer pour de bon. Livey a été inscrite dans un programme de prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant, soutenu par l'UNICEF. L'adolescente a été mise sous traitement antirétroviral et elle a donné naissance à un bébé en bonne santé, Remi. Livey l'a élevé avec sa grand-mère, la seule personne de sa famille qui est restée inconditionnellement auprès d'elle.

«Remi est maintenant âgé de 13 ans. Il est ma force et mon courage. C'est lui qui fait que je me réveille chaque matin, que je continue de rêver, de croire et d'avoir de l'espoir», affirme Livey avec fierté.

© UNICEF/UN036960/Torgovnik / Verbatim Photo Agency

Après la naissance de Remi, la jeune fille a décidé de prendre en main son destin et a obtenu un certificat en gestion de projet. L'UNICEF a continué de faire partie de sa vie et l'a soutenue lorsqu'elle est devenue l'une des premières Namibiennes à parler en public de son infection au VIH afin de lutter contre la stigmatisation et la discrimination. Livey a enregistré plusieurs émissions de radio en collaboration avec l'UNICEF afin d'éduquer les jeunes. Elle a raconté son histoire dans un livre intitulé A Diary from the Land of the Brave et a été invitée à prendre la parole à l'Assemblée générale des Nations Unies.

La jeune fille a peu à peu acquis de l'assurance et a découvert que son authenticité et son intégrité avaient le pouvoir d'inspirer et d'apporter un changement. Elle est devenue une personne en qui les autres ont confiance.

© UNICEF/UN036944/Torgovnik / Verbatim Photo Agency

L'adolescente rejetée devenue une femme influente

Elle est devenue, à l'âge de 26 ans, la plus jeune mairesse de la Namibie et a réussi à lancer un vaste projet d'habitation dont bénéficient certaines des familles les plus pauvres de la ville.

« Si l'UNICEF n'avait pas fait partie de ma vie, je ne serais pas là où je suis aujourd'hui. L'organisme a représenté ma structure de soutien la plus solide. Il m'a procuré l'environnement et l'atmosphère nécessaires pour être celle que je devais être en tant qu'enfant », déclare-t-elle.

Livey croit qu'il est toujours primordial aujourd'hui d'apporter aux jeunes filles et garçons la même aide dont elle a pu bénéficier à l'adolescence. « J'espère assurément qu'une génération sans VIH verra le jour. Rien n'est impossible. Nous pouvons y parvenir, en particulier lorsque nous avons de l'espoir. »

L'UNICEF s'emploie à s'assurer que tous les bébés, les enfants, les jeunes et leur mère puissent avoir accès à des programmes de prévention du VIH, à des traitements, à des soins et à une aide essentiels à leur survie.

Depuis l'an 2000, les efforts de l'UNICEF et de ses partenaires ont permis de prévenir plus de 1,6 million de nouveaux cas d'infection au VIH chez les enfants. Aujourd'hui, plus de 70 pour cent des femmes enceintes qui vivent avec le VIH reçoivent un traitement antirétroviral. Le monde n'a jamais été aussi près d'éradiquer la transmission du virus de la mère à l'enfant. En Afrique, le VIH et le sida demeurent pourtant la principale cause de décès chez les adolescentes et les adolescents.

Pour aider l'UNICEF à procurer une aide essentielle à la survie des enfants atteints du VIH/SIDA, cliquez ici.

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