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20/11/2018 10:23 EST | Actualisé 20/11/2018 11:40 EST

Parité et élections fédérales: nous sommes en 2019!

Les partis politiques et surtout leurs chef.fe.s peuvent faire le virage qui s'impose en misant sur la parité comme valeur ajoutée à la démocratie.

Réussiront-ils, à l'instar des principaux partis politiques du Québec dans le cadre de la dernière campagne électorale, à atteindre la «zone paritaire» sur le plan des candidatures?
Marius Gomes via Getty Images
Réussiront-ils, à l'instar des principaux partis politiques du Québec dans le cadre de la dernière campagne électorale, à atteindre la «zone paritaire» sur le plan des candidatures?

À un peu moins d'un an des élections générales fédérales qui se tiendront le 21 octobre 2019, les chef.fe.s des principaux partis politiques fédéraux prendront-ils les moyens pour assurer la parité de candidatures au sein de leur formation respective? Réussiront-ils, à l'instar des principaux partis politiques du Québec dans le cadre de la dernière campagne électorale, à atteindre la «zone paritaire» sur le plan des candidatures? Car on le sait, c'est à ce niveau stratégique que tout se joue.

Au Québec, le portrait global au démarrage avant les élections démontre une présence anémique de femmes élues, sauf au Nouveau Parti démocratique (NPD). En effet, le Parti conservateur (PC) n'a qu'une élue sur 11 (9%), le Bloc québécois (BQ) ne fait pas meilleure figure avec deux élues sur 10 (20%) et le Parti libéral (PLC) mené par Justin Trudeau, pourtant champion de la parité, affiche un score de 10 élues sur 40 (25%). Quant au nouveau Parti populaire de Maxime Bernier, il est encore en formation. Quel avenir donc pour la parité au plan fédéral?

Courtoisie
1- Scrutin du 19 octobre 2015; 2- Source : http://www.noscommunes.ca/fr - section député.e.s par affiliation politique et provinces consultée le 13 novembre 2018; 3- Erin Weir, député de Regina- Lewvan en Saskatchewan; Maxime Bernier, député de Beauce

Le Canada: le mauvais élève de la parité

La situation au Québec reflète celle de l'ensemble canadien. Avec 27% de femmes élues à la Chambre des Communes, le Canada est à la traîne en matière de députation féminine dans le classement mondial.

Au tableau de l'Union Interparlementaire qui recense régulièrement la proportion de femmes dans les chambres basses des parlements nationaux, le Canada figure au 60e rang mondial.

Loin derrière la plupart des pays européens et plusieurs pays d'Amérique du Sud ou d'Afrique. Derrière aussi les autres principaux pays du Commonwealth: Royaume-Uni, Nouvelle-Zélande et Australie.

Un redressement s'impose

Comme le démontrent des études, l'électorat n'est pas sexiste, ce sont plutôt les partis politiques qui reproduisent des iniquités en ne présentant pas une équipe paritaire de candidats. La récente élection québécoise a même démontré que la présence accrue de candidatures féminines dans certains partis pouvait coïncider avec davantage de votes de la part des femmes.

À l'heure d'une mobilisation féminine sans précédent aux États-Unis, à l'occasion des élections de mi-mandat, le Canada semble se placer à l'écart de tout renouveau et de tout mouvement significatif vers la parité.

Il n'est pas trop tard. Les partis politiques et surtout leurs chef.fe.s peuvent faire le virage qui s'impose en misant sur la parité comme valeur ajoutée à la démocratie.

Les membres du conseil d'administration du Groupe Femmes, Politique et Démocratie:

Thérèse Mailloux, présidente
Esther Salomon, vice-présidente
Alban D'Amours, trésorier
Marie Lavigne, secrétaire
Jean-Pierre Charbonneau, administrateur
Louise Pettigrew, administratrice
Alain Saulnier, administrateur
Carole Théberge, administratrice
Marc Jeannotte, administrateur
Marjolaine Étienne, administratrice
Micheline Paradis, présidente sortante

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