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30/07/2014 03:47 EDT | Actualisé 26/09/2014 05:12 EDT

Bébé: La meilleure motivation pour aller au Gym

Tous les ans, je suis prise d'une frénésie hivernale, et je vais signer d'un air décidé un contrat d'un an au centre d'entrainement du coin. Je suis motivée : je visualise la sueur dégoulinant de partout, emportant avec elle les calories bouffées en trop (l'image a de quoi couper l'appétit, c'est déjà ça !). Puis, je m'achète de nouveaux vêtements de sport, orange et rose fluo (l'excuse est bonne pour magasiner, il faut en profiter !)

Je célèbre cette année mon 4e abonnement au gym.

Tous les ans, je suis prise d'une frénésie hivernale, et je vais signer d'un air décidé un contrat d'un an au centre d'entrainement du coin. Je suis motivée : je visualise la sueur dégoulinant de partout, emportant avec elle les calories bouffées en trop (l'image a de quoi couper l'appétit, c'est déjà ça !). Puis, je m'achète de nouveaux vêtements de sport, orange et rose fluo (l'excuse est bonne pour magasiner, il faut en profiter !)

Mais, à chaque année, j'abandonne après trois mois et demi. Pile. Ce qui ne m'empêche pas de recommencer l'année suivante ! Telle une mythomane, je tente de me convaincre que cette fois sera la bonne. Ça en devient pathétique.

Or, cette année, les choses ont réellement changé. Pour la première fois, j'ai passé le cap des 6 mois, en allant au gym à toutes les semaines de manière régulière. Le secret ? Un bébé.

Parce que c'est connu : un bébé, ça motive en titi à se bouger l'arrière-train. Le corps change, la graisse s'accumule à des endroits déplaisants, les vêtements ne font plus (une autre excuse pour magasiner, mais c'est soudain moins agréable)

La vérité, c'est que le corps transformé après l'arrivée de bébé n'est qu'un prétexte. Un prétexte fort important, voire motivant. Mais qui ne m'aurait pas empêché d'abandonner le gym après 3 mois et demi.

La vraie motivation, c'est le fait de se débarrasser de bébé. C'est courir sur le tapis roulant, courir, courir pour s'enfuir de bébé. Quand papa arrive du travail, je suis déjà habillée, chandail fluo et tout, prête à partir.

Pendant cette petite heure au gym, je ne suis plus maman. Je ne suis plus rien, en fait. Je ne suis plus la journaliste qui attend des retours d'appels avec impatience, ou qui retravaille ses questions d'entrevue en permanence. Je ne suis plus la femme qui doit se creuser les méninges pour varier le menu du souper. Je ne suis plus l'amie qui doit être présente et à l'écoute. Je ne suis plus la fille, la sœur, la bru. Et, surtout, je ne suis plus la maman.

Je cours à en perdre haleine, je me vide le cerveau, je me concentre sur ma respiration et mon battement cardiaque. Je laisse mes pensées gambader à leur guise, sans restrictions. Quand je reviens le soir, la petite est nourrie, propre, prête pour un dernier bisou-calin avant le dodo.

Pour ça, je suis prête à redevenir maman sans problème.

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