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29/04/2014 04:33 EDT | Actualisé 29/06/2014 05:12 EDT

Le grand ménage de printemps

Qui dit printemps dit renouveau, renaissance. Laver les vitres, jeter, classer, donner de vieux objets et meubles dont on ne se sert plus, laver les planchers, les rideaux, aérer la maison...oui, mais ce n'est pas tout.

Windsor & Wiehahn via Getty Images

Qui dit printemps dit renouveau, renaissance.

Laver les vitres, jeter, classer, donner de vieux objets et meubles dont on ne se sert plus, laver les planchers, les rideaux, aérer la maison...oui, mais ce n'est pas tout.

Faire le ménage dans nos vies, également.

Est-ce que ce que je fais présentement correspond à mes aspirations actuelles ou est-ce plutôt un reflet de ce que j'ai voulu? Est-ce par orgueil que je le fais ou besoin, désir, envie sincère?

Est-ce que les gens qui m'entourent m'inspirent, m'apportent quelque chose? Et moi, est-ce que je leur apporte toujours un petit « plus »? Est-ce que ces relations me conviennent toujours?

Que ce soit au plan professionnel ou personnel, on se doit de se remettre en question. Il n'y a rien de malsain là-dedans, bien au contraire! C'est en se questionnant qu'on peut s'autoactualiser, c'est-à-dire être la meilleure version de soi-même et se sentir le plus heureux possible.

Car il y a une distinction importante entre le fait d'être heureux et de se sentir heureux. Je peux être heureuse d'un nouveau projet stimulant, d'une bonne nouvelle, d'une belle rencontre. Mais au fin fond, je peux continuer de me sentir vide, d'avoir besoin que ces bonnes nouvelles me tombent dessus pour que mon état de bonheur perdure. C'est comme une dépendance au bonheur, aux bonnes nouvelles. Notre état dépend dès lors du bon vouloir d'autrui, d'un événement hors de notre contrôle.

Alors que se sentir heureux, ça provient réellement de l'intérieur, de soi. C'est d'arriver à se sentir bien même lors des moments de houles. Ne dit-on pas que le bonheur est en soi? Qu'il a une place en nous, qu'il y a un endroit où il est toujours accessible, peu importe où on se trouve?

Et parfois, les gens, les choses, les événements qui font partie de notre vie ne nous convient plus, pour différentes raisons : parce qu'on a changé, évolué, grandi, appris, connu autre chose, découvert. Tout cela aura été possible parce qu'on aura été ouvert à l'apprentissage et à la nouveauté.

Mais la nouveauté, le changement, ça fait peur. C'est insécurisant. Il n'y a pas de garanti que tel emploi nous comblera davantage que le précédent ou que telle relation durera éternellement.

Alors souvent, on a peur de se lancer dans le vide, de laisser tomber nos gardes, de filets de sécurité pour vivre.

On a peur de laisser de côté quelqu'un par peur de ne pas « trouver mieux ». Mais dès qu'un choix est fait en fonction de la peur, il y a quelque chose qui cloche.

Longtemps, j'ai été « drivée » par la peur. La peur de manquer de travail, de manquer un événement, de passer à côté de quelque chose - ma vie.

Maintenant, j'apprends, tout doucement, à me défaire de cette peur. À l'apprivoiser, à l'accueillir, à tolérer qu'elle fasse partie de moi plutôt que de vouloir l'ensevelir sous l'action, les projets, le travail.

Je tente de l'écouter et de la laisser vivre. Ce faisant, j'arrive mieux à prendre des décisions viscérales, qui partent de mes tripes. Jusqu'à maintenant, ça porte ses fruits.

Je m'ouvre à de nouvelles personnes, je fais des choix de cœur, je m'écoute. Même si la peur m'accompagne, qu'elle est là, jamais bien loin, dans mon ombre, sur mon épaule, à mes côtés.

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