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22/03/2018 13:00 EDT | Actualisé 22/03/2018 14:45 EDT

Pour valoriser l'enseignement, il faut rémunérer nos stagiaires

Chaque année, des milliers de stagiaires en enseignement se retrouvent en grave situation de précarité financière, d’angoisse et même de détresse psychologique.

skynesher via Getty Images

Madame la ministre responsable de l'Enseignement supérieur,

Monsieur le ministre de l'Éducation, des Loisirs et des Sports,

Les 12 et 13 août derniers, se tenait à Lennoxville le 35e Congrès-Jeunes du Parti libéral du Québec. Nous étions plus de 400 jeunes libéraux réunis sous le thème Développer la réussite par l'éducation. Nos militants ont eu l'occasion de se prononcer sur de nombreuses résolutions, fruits d'une longue tournée de consultations régionales, portant notamment sur les questions de la valorisation de l'éducation, de l'accessibilité aux études, de l'amélioration de la qualité de l'enseignement, de la lutte au décrochage scolaire et surtout de la réussite éducative.

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À l'approche du dépôt du prochain budget provincial, l'une des propositions adoptées par les jeunes militants libéraux est revenue à l'avant-scène, il s'agit de la compensation financière des stagiaires en enseignement.

Vous n'êtes pas sans savoir que depuis le début du mois de mars, plusieurs stagiaires en enseignement se sont mobilisés autour de la Campagne de revendications et d'actions interuniversitaires des étudiantes et des étudiants en éducation en stage (CRAIES). Ils demandent au gouvernement d'agir rapidement pour répondre aux problématiques spécifiques auxquelles ils font face. Aujourd'hui, les Jeunes libéraux joignent leur voix à celles de l'Union étudiante du Québec (UÉQ) et de la CRAIES.

Résumons la situation. Lors du stage final, les étudiants en enseignement prennent complètement en charge une salle de cours et assument l'ensemble des tâches qui en découlent. Ils participent aux activités pédagogiques, effectuent la correction des travaux et planifient les cours à venir. À cette vie professionnelle, s'ajoutent les obligations universitaires : rédaction d'un journal de bord, participation à des séminaires et respect des exigences de leurs superviseurs. Ils assument donc une double charge de travail, étudiante et professionnelle, qui ne leur permet pas d'avoir un emploi à temps partiel pour assumer leurs dépenses de la vie courante et les coûts supplémentaires reliés à la poursuite de leur stage. Chaque année, des milliers de stagiaires en enseignement se retrouvent en grave situation de précarité financière, d'angoisse et même de détresse psychologique. Ces problèmes se poursuivent même après le stage final : selon l'UÉQ 23 % des enseignants songeraient à quitter leur travail d'ici 5 ans.

Il est, en notre sens, inconcevable qu'une société qui affirme vouloir valoriser davantage la profession d'enseignant puisse fermer les yeux face à cette situation.

Cet enjeu n'est pas nouveau, cela fait déjà plusieurs mois que vous vous êtes, tous les deux, engagés dans une quête de solutions. Le dépôt du prochain budget provincial se fera le 27 mars et nous pensons qu'il s'agit de l'occasion parfaite pour clore ce dossier. Les Jeunes libéraux comptent sur vous pour convaincre le ministre des Finances de la nécessité de trouver une issue juste et équitable. Vous avez notre soutien le plus total.

Le dépôt du prochain budget provincial se fera le 27 mars et nous pensons qu'il s'agit de l'occasion parfaite pour clore ce dossier.

À la veille de la prochaine campagne électorale, nous, Jeunes libéraux, souhaitons fortement que la question de la compensation financière des stages finaux en éducation se retrouve non pas dans la colonne des promesses libérales, mais dans celle des réalisations libérales.

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