L'île de la Réunion, entre contrastes et diversité

La Réunion, c'est un paradis culturel et naturel. Un endroit rempli de richesses au milieu de l’Océan Indien.
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La Réunion, tu portes bien ton nom. Créoles, Chinois, Indiens, Français, expatriés…, tu réunis tout le monde.
La Réunion, tu portes bien ton nom. Créoles, Chinois, Indiens, Français, expatriés…, tu réunis tout le monde.

La Réunion, tu portes bien ton nom. Créoles, Chinois, Indiens, Français, expatriés..., tu réunis tout le monde. Alors que cette île au milieu de l'océan Indien, au sud de l'Afrique — près de Madagascar et de Maurice —, reste méconnue pour plusieurs, sur ses petits 2511km2, on y trouve un incroyable mélange de cultures.

Parfois on s'y sent en Afrique, en Europe, parfois en Chine, en Inde, tu ne sais plus: il y a un peu de tout ça à la fois. Le plus impressionnant à La Réunion, c'est l'harmonie qui règne de manière générale, tous et toutes vivent en harmonie. Entre l'Église, le temple tamoul, la Mosquée, la pagode chinoise, le respect règne.

Les appellations des différents groupes culturels à La Réunion sont remplies d'histoire; aujourd'hui, on les utilise toujours. Bien qu'elles soient maintenant «détachées» de la connotation négative qui y était associée, elles néanmoins sont empreintes de ce passé parfois trouble.

Par exemple, les Cafres (descendants d'esclaves ou de travailleurs engagés africains ou malgaches), les Zarabs (Indiens musulmans), les Malbars (descendants des travailleurs engagés du sud de l'Inde), les Zoreilles (Français de métropole), les Chinois (Réunionnais d'origine chinoise et peu métissés), les Yab (descendants des colons les plus modestes vers les Hauts de l'île, dans la deuxième moitié du XIXe siècle).

Je me souviens clairement du jour où je suis arrivée à Saint-Denis, la capitale. Ce n'était pas la première fois que je mettais les pieds sur le continent africain. Bien que La Réunion ne soit pas à proprement parler sur le continent et que c'est un district français, pour plusieurs raisons, on est bien en Afrique. L'Afrique noire que l'on a en tête. Et donc, je me suis dit, je vais arriver et les Réunionnais seront noirs.

En route vers le Piton de la Fournaise.
En route vers le Piton de la Fournaise.

Même si je suis consciente qu'en Afrique du Sud, tous et toutes ne sont pas Noirs. Qu'au nord de l'Afrique, les Marocains, Algériens, Égyptiens ne ressemblent pas du tout aux Sénégalais, Rwandais ou encore les Congolais. Malgré cela, j'avais cette idée que je reconnaitrais facilement les locaux. Et parce que l'identité et la culture sont des concepts complexes toujours surprenants.

Eh bien non, je n'ai pu distinguer d'emblée qui était Réunionnais de qui ne l'était pas. Je suis arrivée et je me suis rendu compte de ma confusion. La dame de l'université qui est venue me chercher à l'aéroport était caucasienne. Dans la voiture, je lui ai posé la fameuse question: d'où venez-vous? Êtes-vous une locale? Elle m'a dit: Bien oui! Je suis Réunionnaise, je suis Africaine. Elle est Réunionnaise de troisième génération. Elle a La Réunion dans le sang, dans son coeur.

Et durant les jours qui ont suivi, les mêmes réflexions me sont venues à l'esprit. Qui sont les Réunionnais? Ce sont les Créoles, les Chinois et les Indiens de première, deuxième, troisième génération arrivés sur l'île.

À La Réunion, j'ai vu qu'on est fier de qui l'on est, de son nom.

Et cette diversité culturelle se fait par le fait même sentir dans l'art et la cuisine. Un melting-pot insulaire. Je suis tombée en amour avec La Réunion pour ses magnifiques paysages, sa culture riche, sa diversité, sa beauté.

Comme on l'appelle, La Réunion, c'est l'île intense.

Magnifique Piton des Neiges.
Magnifique Piton des Neiges.

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