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27/10/2016 07:44 EDT | Actualisé 27/10/2016 07:44 EDT

Agglomération de Longueuil: c'est vrai qu'on paie trop...

Agissant au nom de leurs concitoyens et des villes qu'ils dirigent, Paul Leduc, Martin Murray et Alain Dépatie, respectivement maires de Brossard, de Saint-Bruno-de-Montarville et de Saint-Lambert sur la Rive-Sud de Montréal, poursuivent leur offensive pour faire modifier le fonctionnement de l'agglomération de Longueuil, en place depuis le 1er janvier 2006. Le grand absent dans cette offensive est Jean Martel, le maire de Boucherville.

Une nouvelle initiative en ligne- onpaietrop.com - est en ligne depuis lundi dernier. Sur ce portail web, on expose l'historique du dossier, les problèmes et les demandes (solutions) des villes liées à l'agglomération de Longueuil pour corriger des iniquités dont font les frais les citoyens des villes liées (dont les Bouchervillois, d'ailleurs).

Les revendications des villes liées (excluant Boucherville, puisque son maire qui s'entête à défendre l'indéfendable) sont principalement de deux ordres : une facturation plus équitable des services et un partage plus équitable des pouvoirs à la table de l'agglomération. Depuis 2006, les services dits d'agglomération sont facturés aux villes liées uniquement en fonction de la richesse foncière, contrairement à ce qui se fait dans les MRC. Conséquence : ces services coûtent beaucoup plus cher aux villes liées par rapport à des villes de taille comparable non liées à une structure d'agglomération. Ensuite, selon les règles de fonctionnement de l'agglomération de Longueuil, cette dernière n'a besoin que du vote de Boucherville (ou de Brossard) pour faire adopter tout ce qu'elle souhaite. Or, il appert que, depuis son élection en 2009, Jean Martel vote systématiquement en faveur de tout ce que dépose l'agglomération (budgets, etc.). Ce faisant, il réduit au silence les maires des trois autres villes liées. Je peux donc comprendre leur frustration.

Pourquoi le maire de Boucherville persiste-t-il à défendre un statu quo préjudiciable aux citoyens dont il est censé défendre les intérêts?

La mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, a tout intérêt à ce que le statu quo soit maintenu, car il avantage « sa » ville. Il faut savoir que, pendant les quatre années de fusion forcée (2000-2004), la Ville de Longueuil a littéralement siphonné les quatre arrondissements qu'étaient Brossard, Boucherville, Saint-Bruno-de-Montarville et Saint-Lambert. Ce n'est pas pour rien que le mouvement défusionniste est né... Pendant quatre ans, la Ville de Longueuil a vidé les coffres des arrondissements de leurs surplus accumulés [d'avant-fusion] sans investir le moindre sou dans l'infrastructure de ces derniers pendant quatre longues années. Mais qu'en est-il du maire de Boucherville? Pourquoi persiste-t-il à défendre un statu quo qui est préjudiciable à l'égard des citoyens dont il est censé défendre les intérêts?

Comme citoyen de Boucherville depuis 1977 et contribuable de cette même ville depuis 1997, je trouve l'entêtement du premier magistrat de ma ville de plus en plus gênant... Et je ne suis pas le seul. Dans les médias sociaux, certains partisans et membres de son parti politique commencent à demander des comptes. Qu'attend-il pour agir?

J'encourage les trois maires à l'origine des revendications à ne pas baisser les bras. N'est-ce pas le job de tout maire de défendre d'abord et avant tout les intérêts des citoyens de sa municipalité? Brossard, Saint-Bruno-de-Montarville et Saint-Lambert ont compris et agissent. Au tour maintenant de Boucherville de se joindre à la revendication, car on paie trop à Boucherville aussi!

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