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20/05/2017 09:07 EDT | Actualisé 20/05/2017 09:07 EDT

FBDM 2017: des bulles de magie en plein coeur du plateau

Plus que quelques jours avant les 26-27 et 28 mai, dates de la grande célébration montréalaise de la bande dessinée. Plus que quelques dodos avant la nouvelle édition du Festival bd de Montréal, véritable petit Noël pour les amateurs de bédés.

Plus que quelques jours avant les 26-27 et 28 mai, dates de la grande célébration montréalaise de la bande dessinée. Plus que quelques dodos avant la nouvelle édition du Festival bd de Montréal, véritable petit Noël pour les amateurs de bédés. Mais cette année gros changement dans l'organisation de nos bulles de bonheur, le Père Noël en chef, François Mayeux a décidé de se retirer et de laisser à un nouveau Père Noël, une Mère Noël devrait-on dire: Johanne Desrochers, le soin de nous distribuer nos étrennes «bédéesques». À l'occasion du lancement de la programmation de cette 6e édition, marquée par la présence d'Andréas, de José-Louis Bocquet, de Sandrine Revel, de Lewis Trondheim, de Brigitte Findalky, de Joe Ollmann, de Jillian Tamaki et de plusieurs autres, nous avons rencontré celle qui pendant trois jours glissera un grand rayon de soleil dans ce printemps pluvieux.

«Même si je suis nouvelle comme directrice générale, je suis quand même dans l'organisation depuis trois ans, dont les deux dernières comme coordonnatrice», lance d'entrée de jeu celle qui doit chausser les énormes souliers de l'infatigable François Mayeux, une légende sur la scène québécoise de la bande dessinée. «C'est effectivement un gros défi parce qu'il est très impliqué dans le milieu du 9e art, mais il n'est pas tout à fait absent puisqu'il reste à la direction du conseil d'administration et puis je peux toujours compter sur lui pour me conseiller sur les auteurs à inviter.»

La présence discrète de François Mayeux permet à la nouvelle direction de s'imposer tranquillement et d'assurer une transition tout en douceur qui ne bouleversera pas trop brusquement les orientations et les forces de la manifestation et les habitudes des festivaliers. «Mes deux années comme coordonnatrice m'ont permis de bien connaitre le festival» et de ne pas naviguer en terre inconnue, serions-nous tentés d'ajouter. «Je compte aussi sur une équipe de bénévoles qui y sont impliqués depuis ses débuts et qui le connaissent parfaitement. Je dirais que les changements ont eu lieu, et ça n'a aucun rapport avec moi, il y a quelques années quand la décision d'engager quelqu'un de permanent pour l'organisation du festival a été prise.» Une décision qui a permis de mieux gérer son développement et de visiter des sentiers »bédéquesques» moins empruntés par ses collègues francophones du Québec.

Et le volet anglais est une des avenues que le festival a pu explorer grâce à sa nomination comme coordonnatrice. «Si je dois parler de mon apport, ce serait peut-être dans ces liens que nous avons tissés avec la communauté des bédéistes anglophones de Montréal. Nous avons la chance de compter sur la collaboration de la maison d'édition anglo-montréalaise Draw and Quaterly et de la librairie Crossover Comics, très dynamique et très active dans le milieu anglophone montréalais», dont les propriétaires ont beaucoup apprécié le site du festival, en plein Parc La Fontaine, qui leur permet de rencontrer des gens et des familles qui autrement ne viendraient peut-être pas dans leur commerce.

Parce qu'il ne faut pas se le cacher le Parc La Fontaine, qui avec ses arbres, sa verdure, ses oiseaux, ses écureuils prends souvent des airs de kermesse campagnarde surtout lorsque le soleil et la chaleur collaborent - «ce qu'ils ont fait dans la grande majorité de nos éditions», s'empresse de préciser la directrice-générale -, joue un rôle à ne pas négliger dans son succès populaire et auprès des auteurs. «C'est un argument pour les convaincre de venir. Nous sommes un des seuls festivals, sinon le seul, qui se déroule dans un parc urbain. Je me souviens que lors de mon premier séjour à Angoulême je rencontrais des auteurs qui me parlaient du parc, le mot s'était passé. Chaque année, nous avons des témoignages d'auteurs très heureux d'y être.» Ce qui les change, il faut bien l'avouer, des salles communales, des hôtels et autres palais des congrès impersonnels et froids.

Plus qu'une longue séance de dédicaces pour aficionados, comme le sont beaucoup de ces manifestations, le FBDM est un lieu de rencontres et d'échanges où vous pouvez rencontrer et discuter avec des auteurs de bédés, participer à des quiz, assister à des classes de maître, des ateliers, des tables rondes, des séances de réflexions sur l'avenir de la bande dessinée, des discussions publiques avec des auteurs, visitez des expositions, dans une ambiance conviviale appréciée des auteurs. «Les auteurs sont toujours heureux de participer à nos activités. Ils s'y prêtent avec plaisir et générosité par exemple l'an dernier Patrick Sobral, le créateur des Légendaires, a adoré participer à nos quiz. C'est pour eux, non seulement une occasion de rencontrer et de discuter avec leur public différemment, mais aussi de visiter le festival sans craindre de se faire demander constamment une dédicace.» Ce qui est impossible dans un festival comme Angoulême.

Un beau Noël «bédéesque» en perspective.

Quant à moi, le nouveau Père Noël m'offrira un merveilleux cadeau, puisque je pourrais enfin rencontrer le grand Andréas, un rêve que je caresse depuis très longtemps.

Le FBDM aura lieu le 26-27 et 28 mai, la programmation complète est disponible au http://www.fbdm-montreal.ca

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