LES BLOGUES
30/06/2013 10:48 EDT | Actualisé 30/08/2013 05:12 EDT

Pourquoi j'écris sur Israël et les Juifs?

Permettez-moi d'abord de commencer en remerciant tous ceux et celles qui m'écrivent directement et ceux qui commentent - respectueusement - mes textes. J'adore cette interaction, j'aime vous lire et apprécie dialoguer avec vous.

Vous êtes plusieurs à me demander pourquoi écrire autant sur des enjeux touchant, de près ou de loin, à la communauté juive du Québec, l'antisémitisme ou Israël.

Dans l'analyse de l'actualité, chacun amène ses idées, ses penchants, ses expériences personnelles et familiales, sa formation intellectuelle, son prisme culturel, etc.

Je suis d'avis que le Québec regorge d'analystes politiques. Plusieurs (pas tous!) sont excellents. Nos médias - papiers, électroniques ou en ligne - et donc les Québécois, en bénéficient.

Ceci est d'autant plus vrai qu'on voit de plus en plus une diversification des points de vue, notamment avec la soif de plus intense de contenus (une chaîne de nouvelles en continu 24/7, par exemple, a besoin de beaucoup de contenu) et, surtout, la démocratisation de l'information qu'amènent Internet, les blogues et les médias sociaux.

Bien que ne manquant pas d'opinions sur une variété importante de sujets, je tente d'éviter de faire ce qui se fait ailleurs, et par d'autres.

Québécois «de souche» (mon ancêtre François Marceau est arrivé en 1635) et, en même temps, Juif (l'histoire de mon cheminement personnel peut être obtenue dans le livre que j'ai écrit: Juif, une histoire québécoise), fier francophone vivant à la frontière avec l'Ontario anglophone, habitant le Québec, mais allant régulièrement au Proche-Orient, consommateur de nouvelles en français, en anglais et en hébreu, mon point de vue est influencé par tous ces éléments et ces influences.

Je vise à éclairer mes lecteurs sur des sujets qui souvent sont peu - ou mal - couverts au Québec. Je tente de me détacher de l'actualité «à chaud» pour donner la toile de fond des enjeux, d'aller plus loin que la nouvelle, de contextualiser les débats.

Bien que n'hésitant pas à donner mon avis - j'écris après tout des textes d'opinion - je tente toujours de baser mes textes sur une recherche approfondie et d'exposer mes lecteurs à des opinions qui sont peu diffusées chez nous.

On peut évidemment critiquer mes avis, mais les faits que j'amène sont avérés et prouvés. Comme disait l'ancien sénateur et ambassadeur américain Daniel Patrick Moynihan, «You are entitled to your own opinion. But you are not entitled to your own facts.» J'aimerais certains de ceux qui commentent mes textes adoptent la même maxime.

J'essaie d'écrire des textes qu'on ne trouvera pas ailleurs au Québec et d'apporter un éclairage original sur des enjeux complexes.

J'essaie aussi de me tenir loin des «yaka», ces opinions simplistes toujours préfacées par «il n'y a qu'à faire X ou Y» et tout sera réglé.

On aura constaté aussi que je vais souvent à l'encontre des idées reçues, ce qui amène son lot de réactions - quelques-unes très agressives - dans la section «commentaires».

C'est avec cette philosophie que je continuerai d'écrire, cette même obligation de rigueur, ce même désir d'éclairer, cette même volonté de sortir des sentiers battus médiatiques québécois.

Sur ce, je quitte bientôt pour les pourtours de la Méditerranée (devinez où?). Je serai donc absent pendant quelques temps - à moins que ma muse ne me pousse dans le dos pour écrire à partir de contrées plus ensoleillées.

Bon été!

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