LES BLOGUES
03/04/2013 01:00 EDT | Actualisé 03/06/2013 05:12 EDT

C'est (presque) le printemps!

Getty Images
KEW, ENGLAND - MARCH 01: Buds emerge at Kew Gardens on March 1, 2013 in Kew, England. Today marks the first day of Spring, though the Met Office have said that temperatures are likely to be below average throughout March. (Photo by Dan Kitwood/Getty Images)

En tant qu'avocat en immigration, il me fait plaisir de vous présenter mon palmarès personnel des 25 meilleures raisons pour immigrer au Québec, directement inspiré par les 25 raisons d'aimer le Québec du Huffington Post Québec. Alors que la neige fond en ce début avril, j'ai choisi de nommer «le printemps» comme la 5e meilleure raison d'immigrer au Québec.

Les Québécois de longue date le savent depuis toujours, les nouveaux arrivants le découvrent. Au Québec, l'hiver dure officiellement trois mois, soit de la fin décembre à la fin mars. Durant ces 12 longues semaines, il nous arrive de connaître des températures extrêmement froides qui frôlent les 40 degrés sous zéro. C'est à ne pas s'y tromper: par ici, il fait souvent un froid polaire.

C'est sans compter qu'il nous arrive aussi d'enregistrer des chutes de neige record, au grand dam des immigrants, mais aussi de plusieurs Québécois dits "de souche" qui, comme moi, peinent toujours à s'adapter à la saison froide.

Le billet de Reynaldo Marquez se poursuit après la galerie

25 raisons pour lesquelles on aime le Québec

Malgré les joies hivernales, qui sont pourtant nombreuses (ski, patinage, glissade, promenades en traîneaux à chiens, repas chauds, dont notre délicieuse poutine, etc.), il nous arrive de sombrer dans une petite déprime saisonnière en raison, notamment, du manque de lumière qui se fait sentir au plus creux de l'hiver.

En effet, les journées sont plus courtes et les nuits plus longues durant la saison froide.

Il finit toujours par revenir

Malgré le froid, il n'y a pas lieu de se décourager. Le printemps finit irrémédiablement par revenir au Québec. Et avec lui, sa lumière. Et lorsque cela survient, comme c'est le cas depuis les derniers jours, il n'est pas étonnant de constater que la belle saison est accueillie par les Québécois comme l'équinoxe du mois de mars l'a longtemps été par les païens de l'Empire romain, soit avec force allégresse et un esprit exalté.

J'en veux pour preuve la légion de personnes que j'ai vu sortir à moitié vêtues dans le quartier du Mile-End, au cours des deux derniers jours pour y boire un café ou une bière printanière bien attablés sur les terrasses, malgré une température encore trop fraîche.

Après la rude saison froide que nous venons de connaître, il n'est de plus grande joie que celle de se défaire de la lourdeur de nos bottes et de nos manteaux d'hiver, ceux-là mêmes que nous avons traînés péniblement.

Le printemps, c'est le sirop d'érable

Au Québec, le retour du printemps coïncide inévitablement avec la saison des sucres du début avril. Avec le redoux, la sève des érables se remet à couler à flots. Après un procédé d'ébullition complexe, c'est avec cette sève que nos 13 500 acéricultrices et acériculteurs québécois produisent notre fameux sirop d'érable.

Parmi ceux-ci, il me fait plaisir de signaler la présence de la toute première génération d'acériculteurs québécois d'origine chinoise, la famille Liu. C'est en 2009 que la famille Liu a acheté la cabane à sucre chez Roger, située à Saint-Prospère dans la banlieue de Trois-Rivières, en Mauricie. Une institution dans cette région.

Le billet de Reynaldo Marquez se poursuit après la galerie

10 activités très originales pour un printemps loufoque

Après 36 bonnes années à la tête de cette cabane à sucre, son ex-propriétaire, Roger Naud, a accepté de vendre son commerce à la famille Liu pour qu'elle en assure la pérennité. M. Naud s'est dit très heureux de savoir qu'un immigrant chinois veuille bien prendre la relève de son commerce. Comme quoi, les voies de l'intégration sont impénétrables.

Selon le site web terroirsquebec.com, le Québec produit annuellement plus de 80 millions de litres de sirop d'érable. Est-il besoin de préciser que notre précieux nectar est un sirop sucré de couleur brun caramel qui accompagne merveilleusement bien les crêpes et de nombreux desserts, mais aussi les viandes, les oeufs? Sans doute pas.

Mais saviez-vous que, sous l'impulsion de nos amis français, qui sont de plus en plus nombreux à émigrer au Québec, nous avons découvert que le sirop d'érable accompagne très bien....le camembert. Vous ne me croyez pas? Alors cliquez ici.

Au Québec, l'arrivée de la belle saison rime aussi de plus en plus avec la venue de nouveaux immigrants. De nouveaux arrivants qui se greffent à nous au courant de l'hiver et que nous avons le plaisir de découvrir lors du dégel. Des immigrants qui, comme les autres Québécois, sont à la recherche du printemps.

Et devinez quoi? C'est ici qu'ils viennent le trouver.

P.-S.: Je vous laisse ci-dessous avec la vidéo de la chanson de circonstance et fort entraînante intitulée Le Printemps du chanteur Richard Petit, l'un de mes chanteurs québécois préférés. Joyeux équinoxe!