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18/02/2013 10:30 EST | Actualisé 20/04/2013 05:12 EDT

Le mauvais sommet!

PC

Le sommet sur l'enseignement supérieur qui se tiendra dans quelques jours part possiblement une belle intention, mais ce n'est pas ce sommet que l'on devrait tenir, mais plutôt celui sur l'avenir du Québec.

Tant que le Québec n'aura pas de plan sur le type de société dans laquelle nous souhaitons vivre dans 15 ou 25 ans, tout sommet qu'il soit et peu importe le parti politique qui le portera sera voué à l'échec.

Je n'arrive toujours pas à comprendre. Comment débattre sainement de ce sujet sans l'insérer dans un processus plus large, dans un débat qui permettrait de déterminer, d'abord, la place de l'éducation et de l'enseignement supérieur dans notre société?

Comment débattre intelligemment des frais de scolarité, de leur gratuité ou non sans la situer dans un contexte plus global?

Il n'existe aucune règle, aucun principe quant à ce qui devrait être gratuit ou payant dans cette société. Du cas par cas avec toujours, en toile de fond, l'opportunisme politique. Impossible, dans ce contexte, de s'entendre. Que de la chicane en vue. J'avoue que je suis franchement écoeuré de cette dynamique négative et en rien constructive.

Laissez-moi alors vous soumettre un principe de base. Il n'est pas parfait, mais il a le mérite de statuer sur certaines choses. Ainsi, plus nous nous approchons de la connaissance, de l'ouverture, du savoir, de l'humanisme et de l'abstrait, en fait, tout ce qui contribue à définir le caractère et l'identité d'une société, plus on devrait s'approcher de la gratuité.

En revanche, tout ce qui s'approche ou se définit comme un service concret, quantifiable, calculable, utilisable à gré et à souhait devrait comporter une tarification modulable qui avoisinerait les coûts nécessaires pour le rendre disponible.

Dans ce contexte, l'éducation pourrait s'approcher de la gratuité, mais les tarifs d'électricité seraient haussés, les autoroutes seraient payantes, les garderies ne seraient plus à 7$, etc., etc.

On ne peut réclamer la gratuité partout. Elle deviendra exception, c'est inévitable. Il faut faire des choix, mais les bons. La gratuité (ou proche de) doit servir des intérêts supérieurs qui définiront notre identité et le type de société dans laquelle nous vivrons dans 20 ans. Tout le reste devrait comporter un coût réel et servir à financer, en partie du moins, ces intérêts supérieurs.

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