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12/03/2014 12:40 EDT | Actualisé 11/05/2014 05:12 EDT

Quel avenir pour les chefs de partis après le 7 avril?

Nous y voilà, nous sommes en élections générales. Nous sommes en guerre démocratique où chaque parti se doit de mettre toutes ses énergies à essayer de convaincre que leur camp est le meilleur... Ou le moins pire. Mais quel sera l'avenir politique pour ces chefs qui s'affrontent sur la place publique? Qu'adviendra-t-il d'eux en cas de défaite ou de demie-victoire? Voici donc un tour d'horizon des cinq principaux partis au Québec.

Parti québécois

Pauline Marois joue gros sur ces élections, elle aime assurément les défis. Elle fait le pari que déroger à sa propre loi sur les élections à date fixe peut lui donner une majorité en chambre. Pour faire un parallèle olympique, Mme Marois gagnera sa majorité ou elle perdra sa minorité. En cas d'élection d'un gouvernement du Parti québécois minoritaire, il n'aura pas lieu de crier victoire dans leurs rangs. Ils auront perdu leur pari.

Mme Marois devra profondément se remettre en question si elle n'obtient qu'une minorité. Est-elle la personne idéale, celle qui peut redonner ses lettres de noblesse au PQ? Obtiendra-t-elle un jour la majorité si son projet de Charte et le hochet indépendantiste du livre blanc ne fonctionnent pas? Toutefois, si elle obtient sa majorité, on la verra encore pour les quatre prochaines années et peut-être davantage, jusqu'à ce que le PQ perd ses élections. Un peu comme Jean Charest en 2012.

Parti libéral du Québec

Ce sera le premier vrai test pour Philippe Couillard. Oui, les partielles de 2013 ont été dans une certaine mesure un baromètre, mais une élection partielle n'est en rien comparable au combat mené lors d'une élection générale. Le PLQ fut très malmené au cours des dernières années et la population devra se prononcer: est-ce que M. Couillard pourra sauver les meubles? Si le PLQ réussit à se maintenir à plus de 30% des voix, on pourra dire que oui. Si leurs intentions de vote baissent en deçà, il faudra sonner la cloche et questionner sérieusement le leadership de M. Couillard.

Coalition avenir Québec

François Legault l'a déjà dit, cette élection sera le combat de sa vie. Si la CAQ ne réussit pas à avoir 15% des voies, ce sera probablement la dernière élection de ce parti. Quel sera l'avenir pour M. Legault? Changera-t-il son nom pour Laporte (pour faire référence à leur slogan électoral)? M. Legault a définitivement un lourd poids sur les épaules. Avec la volte-face de Gaétan Barrette et le désistement d'Hélène Daneault, ce sont deux morceaux importants qui ont quitté le bateau caquiste.

Bien que M. Legault affirme qu'il veut être en politique pour une dizaine d'années, si la CAQ n'atteint pas la victoire morale de 15%, il devra probablement revoir sa position ou couler avec son navire.

Québec solidaire

Est-ce que Québec Solidaire sera en mesure de maintenir ses appuis? Rappelons que ce parti fut propulsé dans les intentions de vote suite à la crise étudiante devenue par la suite une crise sociale en 2012. Depuis, le climat social s'est énormément calmé. Bien que le parti ait deux députés presque assurés avec Françoise David et Amir Khadir, est-ce qu'il pourra continuer sur sa progression ou assisterons-nous à un recul? Est-ce que les autres candidats-vedettes du parti pourront tirer leur épingle du jeu? Considérant que ce sera probablement le dernier mandat des deux têtes d'affiche de QS, la relève à tout intérêt à faire rapidement sa place.

Option nationale - Pour l'indépendance du Québec

Non, vous n'avez pas besoin de changer vos lunettes, Option nationale a modifié son nom. Leur nouveau chef, Sol Zanetti aura tout un travail devant lui: il n'est pas connu! Un gros travail d'image publique doit être effectué autour de lui et ce travail a commencé lors des élections partielles de 2013. Notons également l'absence jusqu'à maintenant de candidats vedettes. Bien que tous les candidats investis jusqu'à maintenant sont tous dotés d'une bonne volonté, il n'y a pas réellement de gros noms pour faire mousser le parti. Cela rend la tâche encore plus difficile.

L'avenir de ce parti se jouera aussi lors de ces élections. Pour affirmer une victoire morale, le parti devra faire au moins aussi bien qu'en 2012 soit 1,8% des voix. Mais le plus important, c'est d'aller chercher au minimum 1% des voix s'ils veulent se faire rembourser leurs dépenses électorales. S'ils réussissent à avoir ce minimum de 1%, ils pourront prendre les quatre prochaines années à se construire.

En somme, avec ces quelques courtes analyses, vous pourrez peut-être davantage apprécier le jeu électoral qui se déroulera sous nos yeux dans les prochaines semaines. Gardez en tête qu'au-delà de l'enjeu électoral, chaque parti jouera gros lors de cette campagne électorale!

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