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17/02/2014 10:02 EST | Actualisé 19/04/2014 05:12 EDT

Lettre ouverte à Valérie Fraser

Dimanche soir j'ai écouté, comme plusieurs centaines de milliers de personnes, l'émission Tout le monde en parle. Beaucoup de contenu intéressant encore une fois. Toutefois, une entrevue a particulièrement capté mon attention, celle de Valérie Fraser.

Avant son entrevue, j'hésitais entre aller me coucher ou rester pour écouter ce qu'elle pouvait nous dire. Et bien, mon choix de rester fut définitivement le bon . Je ne connaissais pas cette charmante demoiselle. Je ne connaissais pas son passé, sa vie et je ne savais même pas pourquoi elle était invitée. Toutefois, en l'écoutant, j'ai été plus que touché, j'ai été percuté par son témoignage.

En juin dernier, j'ai eu sensiblement la même révélation qu'elle: mais qu'est-ce que je me faisais?Jusqu'où j'étais prêt à aller pour me «scrapper» la vie? J'en ai eu assez. Cela faisait plusieurs mois que je lançais en l'air que je voulais commencer à m'entraîner, mais rien ne se passait. Contrairement à mademoiselle Fraser, je n'ai pas eu mon coup de fouet en étant assis dans du Coke, mais bien quand je me suis rendu compte que j'avais de la difficulté à monter les 11 marches d'escalier chez moi sans être essoufflé. En juin 2013, lorsque j'ai commencé à m'entraîner, je pesais 326 livres. J'en pèse aujourd'hui autour de 290.

Dernièrement, j'ai eu une baisse de régime à l'entraînement pour toute sorte de raison, souvent par manque de temps. Mais par votre détermination, votre force de caractère et votre amour de la vie, vous m'avez, en quelque sorte, ouvert les yeux à nouveau. Vous m'avez fait réaliser à quel point prendre soin de notre santé devait faire partie de nos plus grandes priorités. Avant les loisirs, avant le travail et les études, car sans la santé aucun de nos projets n'est réalisable à son plein potentiel.

Vous avez mentionné que l'obésité est un problème d'égoïsme. J'ajouterais que s'en sortir l'est encore plus. Se sortir de l'obésité, c'est devoir se donner un coup de pied aux fesses assez puissant pour se réveiller. Même si la détermination dépend, à mon avis, que de nous-mêmes, cela ne nous empêche pas d'avoir des motivateurs externes. Comme mademoiselle Fraser l'a mentionné, «la perte de poids c'est 90% de mental et 10% d'efforts physiques».

Vous avez évoqué également l'aspect de l'apparence physique, de la vision que les gens pouvaient avoir des personnes en situation d'obésité. Vous avez évoqué les paramètres anormaux de vos situations amoureuses. Vous avez entièrement raison. Les personnes en surplus de poids ne peuvent pas jouir de situation amoureuse totalement conventionnelle. On doit trimer plus dur, on doit se faire valoir davantage comme personnalité plutôt qu'en apparence physique. Si la vie m'a appris quelque chose en ce sens, c'est que pour 97% des gens, chiffre totalement subjectif, la phrase «c'est l'intérieur qui compte», c'est de la bouillie pour chat.

Mademoiselle Fraser, vous êtes une source d'espoir pour toutes les personnes souffrant d'obésité au Québec. Vous êtes un modèle de persévérance et de réussite. Vous êtes la preuve vivante que la perte de poids se joue principalement dans la tête. Merci d'être allée démontrer ce que peut avoir l'air notre vision de la vie et merci à l'équipe de Tout le monde en parle de vous avoir donné cette tribune. Vous avez dit en fin d'entrevue, en vous paraphrasant, que « le monde qui m'inspire c'est des gens comme [le danseur] Lazylegz ». Et bien moi, mademoiselle, ce sont des gens comme vous qui m'inspirent.

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