Les femmes: un réel catalyseur de changement pour le monde du travail

Les femmes peuvent craindre les effets négatifs des avancées technologiques sur leur emploi, mais ont tout de même confiance en leur capacité de se réinventer.
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Près de 61% des répondantes se considèrent comme des preneuses de risques, capables d'innover et de stimuler le changement dans leur environnement de carrière.
Près de 61% des répondantes se considèrent comme des preneuses de risques, capables d'innover et de stimuler le changement dans leur environnement de carrière.

Nous le savons tous, le marché du travail est en constante évolution. Même si les femmes ont réalisé des avancées considérables sur le marché du travail, il reste encore fort à faire, et bien des progrès à réaliser.

Malheureusement, alors que plusieurs entreprises québécoises et canadiennes font face à une importante pénurie de main-d'œuvre, un nouveau sondage réalisé auprès des femmes démontre que plusieurs d'entre elles ont peur pour leur emploi en raison de l'automatisation. Pourtant, si les technologies vont définitivement changer certaines industries, elles apporteront aussi dans son sillon de belles occasions pour les travailleuses.

Si les femmes peuvent craindre les effets négatifs des avancées technologiques sur leur emploi, elles ont tout de même confiance en leur capacité de se réinventer.

Si les femmes qui œuvrent dans les domaines de l'éducation, de la santé, de l'ingénierie et de la construction considèrent que leurs propres industries sont relativement sûres, on constate néanmoins que les travailleuses employées du secteur manufacturier (62%) considèrent leur secteur comme le plus menacé par les avancées technologiques, telles que l'intelligence artificielle (AI) au cours de la prochaine décennie. On entend le même son de cloche du côté des femmes travaillant en technologie de l'information (29%) et en commerce de détail (24%), également fort préoccupées par leur sort.

Cependant, et ça, c'est la bonne nouvelle, 61% des répondantes se considèrent comme des preneuses de risques, capables d'innover et de stimuler le changement dans leur environnement de carrière. Toutes ces données nous disent deux choses: les femmes peuvent craindre les effets négatifs des avancées technologiques, mais ont tout de même confiance en leur capacité de se réinventer.

Parcours de femmes qui se réinventent

À la lumière de ces constats, j'ai cru plus que jamais qu'il est important de mettre de l'avant le parcours de femmes qui réinventent et transforment le monde du travail, grâce à leurs perspectives uniques, ainsi que leur approche collaborative et ingénieuse.

Je vous invite donc à écouter les histoires inspirantes de quatre femmes issues de différents horizons qui utilisent l'innovation et les nouvelles technologies comme catalyseur de changement. Des éclaireuses qui ont accepté de partager en toute simplicité leur cheminement, les obstacles qu'elles ont dû surmonter et parler des fameuses opportunités qu'apporte l'avenir, selon elles.

Leurs témoignages sont aussi les preuves concrètes que l'innovation et les nouvelles technologies peuvent avoir des impacts positifs sur les emplois et l'avenir du travail.

Dominique Anglade: ex-ministre de l'Économie, de la Science et de l'Innovation sous le gouvernement libéral. Elle est ingénieure de formation. Véritable boule d'énergie capable de conjuguer vie politique, vie familiale et causes philanthropiques, cette passionnée des sciences parle de l'importance de cultiver sa curiosité intellectuelle pour aller plus loin.

Kathy Malas: l'innovation, elle en mange au petit déjeuner. Sa mission: faire en sorte que l'innovation serve à améliorer la qualité des soins à la population. Selon elle, pour faire bouger les choses, il faut prendre des risques, voir plus loin, et viser l'amélioration de la vie des gens!

Naysan Saran: elle a une voix douce et tranquille, mais méfiez-vous de l'eau qui dort. Elle n'a pas peur des défis. Passionnée par les mathématiques et l'informatique, elle devient, dans sa jeune vingtaine, présidente de CANN Forecast, une startup montréalaise qui applique l'intelligence artificielle à la gestion de l'eau.

Danielle Lafond: Il y a 30 ans, à une époque où les femmes étaient beaucoup moins présentes dans les postes de direction, Danielle a ouvert les portes, brisé les barrières, pavé la voie pour d'autres femmes entrepreneures dans des domaines de pointe. Le plafond de verre, elle, elle ne connaît pas!

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