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04/09/2015 11:43 EDT | Actualisé 04/09/2016 05:12 EDT

Persévérer jusqu'à la victoire

MA PREMIÈRE CAMPAGNE - Je ne peux pas croire encore que je sois rendue là! En politique, candidate pour le Parti conservateur, en pleine campagne électorale. Il n'y a pourtant pas si longtemps, j'étais dans votre petit écran, comme journaliste et présentatrice à TVA et LCN.

Mardi soir 21 heures. 30e journée de campagne terminée. Je viens de mettre les enfants au lit. Fatiguée? Oui. Vidée? Aussi. Mais très heureuse et satisfaite de cette autre journée de douze heures, passée sur le terrain à vous rencontrer et surtout à échanger avec vous.

Je ne peux pas croire encore que je sois rendue là! En politique, candidate pour le Parti conservateur, en pleine campagne électorale. Il n'y a pourtant pas si longtemps, j'étais dans votre petit écran, comme journaliste et présentatrice à TVA et LCN.

Je ne cherchais pas à quitter TVA. Je ne me cherchais pas une nouvelle carrière. J'aurais pu rester dans le domaine de la télévision encore bien des années. En fait, jamais je n'aurais pensé me retrouver un jour « de l'autre côté de la clôture », comme on dit dans le jargon journalistique. Mais quand on est venu me demander si je voulais me présenter aux élections fédérales, l'idée a commencé à faire son bout de chemin...

Des moments d'hésitation, il y en a eus. Le risque était grand. Il fallait tout abandonner. Laisser tomber un métier que j'aimais, ma carrière dans les médias pour laquelle j'avais travaillé si fort. Un choix très difficile lorsqu'on est mère de deux jeunes enfants, mariée à un entrepreneur souvent en déplacement.

Mais mon désir de servir la communauté était plus fort et a finalement dissipé mes craintes et inquiétudes. J'allais pouvoir m'exprimer librement, prendre parti, mettre de côté la neutralité à laquelle j'étais assujettie comme journaliste. J'allais enfin pouvoir passer d'un statut d'observateur à celui d'acteur, faire une véritable différence dans la vie des citoyens.

«Porter les couleurs d'un parti politique entraîne son lot de critiques. C'est là que l'on réalise bien vite à quel point la politique est dure et ingrate.»

Je suis une femme d'action qui aime les défis, mais qui aime avant tout me préoccuper des gens autour de moi. Comme journaliste, j'ai toujours eu une oreille attentive et j'ai développé avec le temps une certaine proximité avec vous. À mes yeux, la politique n'est en réalité que la suite logique de mon parcours professionnel. J'ai gardé la même approche avec mes électeurs. Je suis à l'écoute de leurs préoccupations et je fais une campagne intègre et honnête. Représenter les citoyens de Drummond est une grande responsabilité que je prends très au sérieux.

Quelle expérience enrichissante, stimulante et même amusante. Vraiment, lorsque je regarde en arrière, malgré les hauts et les bas des derniers mois, je ne ressens aucun regret d'avoir quitté la grande famille des médias pour me lancer dans cette nouvelle aventure.

Toutefois, porter les couleurs d'un parti politique entraîne son lot de critiques. C'est là que l'on réalise bien vite à quel point la politique est dure et ingrate. Certains électeurs sont très cyniques à l'endroit des politiciens, mais j'espère sincèrement que mes échanges avec eux les amèneront à nuancer leurs propos, à les convaincre du contraire. On ne pourra jamais plaire à tout le monde, mais la réponse sur le terrain est tout de même au-delà de mes attentes - les citoyens que je rencontre chaque jour sont courtois, accueillants et chaleureux.

Il y a des journées plus difficiles que d'autres, c'est vrai, mais je sais à quel point il est important de rester concentrée sur l'objectif final, de toujours garder le sourire et surtout ne pas se laisser décourager par qui que ce soit ou quoi que ce soit. Un exercice qui est loin d'être toujours facile. Mon équipe et moi ne tenons rien pour acquis, mais nous savons que la victoire est à portée de main si nous continuons à mener une bonne campagne sur le terrain, en allant frapper à chaque porte, en serrant chaque main, en convainquant un électeur à la fois.

C'est là où le soutien de la famille devient important. Jamais je n'aurais pu faire le saut en politique sans le soutien indéfectible de mon mari Éric et de mes parents, des supporters inconditionnels qui m'appuient dans ce nouveau défi. Et ça prend aussi une équipe, solide, qui croit en moi. J'ai le privilège d'être entourée de bénévoles dévoués et généreux qui travaillent d'arrache-pied pour donner aux gens de Drummond une députée qui saura défendre vos intérêts à Ottawa.

J'ai eu un véritable coup de foudre pour cette circonscription que j'aime surnommer «le comté des bâtisseurs». Justement, cette semaine, j'ai participé à un déjeuner avec des entrepreneurs de Drummond, dans une ambiance très conviviale. Je suis impressionnée de voir à quel point les gens d'affaires et leurs familles sont solidaires, ambitieux, impliqués dans leur communauté. Je le dis depuis le début : c'est un mariage parfait entre les électeurs de Drummond et moi et je m'identifie beaucoup à eux.

Assise sur mon balcon, en cette fin de soirée, du début du mois de septembre, je repense à ma journée passée sur le terrain à faire ce que j'aime le plus: du porte-à-porte. Vous me faites rire, vous me faites oublier tous les kilomètres parcourus, sous une chaleur accablante. Je sonne à la porte, et en seulement quelques secondes, vous me permettez d'entrer dans votre intimité. Je suis chanceuse de pouvoir développer avec vous cette relation privilégiée.

Je revois cette dame rencontrée plus tôt cette semaine, lors d'un blitz de porte-à-porte à Saint-Brigitte-des-Saults, charmante municipalité dans le comté. « Madame Déry, quelles sont vos priorités? » me lance-t-elle d'entrée de jeu alors qu'elle vient tout juste de m'ouvrir sa porte. Ma réponse est simple : « Les mêmes que les vôtres ! » La dame me sourit, un peu perplexe, en me disant qu'il est rare qu'on lui réponde ça.

Mais c'est la vérité: je suis mère de deux jeunes enfants, professionnelle, mariée à un entrepreneur. Comme bien des familles au Québec, nous faisons des pieds et des mains pour réussir, pour concilier travail-famille. Je vis la même réalité qu'une bonne partie de mes électeurs.

23 heures, la soirée tire à sa fin. Je m'apprête à aller au lit pour me reposer quelques heures avant une autre grosse journée sur le terrain demain, une journée qui sera à l'image du reste de la campagne, chargée du matin au soir. Car c'est là le secret d'une campagne réussie: privilégier la proximité avec les électeurs, être soi-même, être disciplinée et surtout ne jamais baisser les bras.

Je regarde devant moi tout le travail qui reste à faire pour se rendre jusqu'au jour du vote. On ne lâche pas, on continue ce marathon et on travaille fort jusqu'à la victoire le 19 octobre!

Entre temps, si ça sonne chez vous, vous risquez d'entendre «Salut, c'est Pascale, ça va bien?»...

MA PREMIÈRE CAMPAGNE

- Pourquoi je me lance en politique - André Belisle

- J'ai déjà près de 14 campagnes électorales «dans le corps» - Catherine Fournier

- Créer le mouvement - Simon-Pierre Landry

- Disons que ma première expérience électorale n'est pas banale - Christine Poirier

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