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06/01/2015 11:54 EST | Actualisé 08/03/2015 05:12 EDT

Le prix du travail à l'heure de l'austérité

Ceux qui travaillent savent, comme moi, qu'il en coûte de gagner sa vie. Tout travail mérite salaire. Malheureusement, tout salaire encourt des frais, des taxes, des impôts et j'en passe jusqu'à ce que vous ayez contribué au montant maximal du régime des rentes du Québec, du régime d'assurance parental, du régime de l'assurance-emploi, du régime de bananes qui nous gouverne et j'en passe encore. Avec tous ces régimes, il ne faut pas s'étonner qu'on doive se serrer la ceinture.

L'année vient à peine de débuter que déjà la paye passe au cash, l'austérité frappe à la porte et les gouvernements pompent leurs revenus dans les vôtres.

Vous l'avez sans doute constaté, et si vous ne l'avez pas encore fait, ça ne sera pas long que vous le fassiez, votre qualité de vie a été amputée d'un bras et d'une jambe depuis le retour des vacances. On a bien fait de fêter pendant que c'était le temps (le temps des fêtes évidemment), parce qu'avec une jambe et un bras en moins, c'est plus difficile de danser.

Cette amputation a beau être prévue et organisée par un trio de docteurs, elle fait quand même mal, et pas seulement à la poche. Pendant que nous attrapons l'austérité en pleine face comme d'autres le virus de la grippe, le journal nous apprend que les gros salaires ont déjà amassé plus que vous en gagnerez au bout de toute l'année. Sans compter les évadés fiscaux qui se reposent pendant que leur argent travaille pour eux à l'abri de l'impôt.

Tous ces délires gouvernementeurs et ces accumulations d'injustices institutionnalisées devraient vous faire réfléchir sur le prix à payer pour gagner votre vie.

Vous courez les aubaines, vous collectionnez les coupons-rabais, vous attendez les soldes comme le Messie et le Boxing Day comme la finale de la coupe Stanley, vous négociez le prix de la moindre bébelle, mais vous payez sans broncher pour éponger à la sueur de votre front les erreurs de nos gouvernements. Faut aimer!

Tout compte fait, ça coûte moins cher de perdre la vie que de la gagner.

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