LES BLOGUES
22/01/2013 06:02 EST | Actualisé 24/03/2013 05:12 EDT

Coup de pousse*

Shutterstock

À chaque tempête qui nous tombe sur la tête, à chaque grand froid qui nous transit les os et fige la moindre de nos pensées, la même question se pose au piéton que nous sommes : pousserai-je ou ne pousserai-je pas cet automobiliste empêtré dans son banc de neige ou paralysé dans son bloc de glace?

Avant de vous donner la réponse, j'aimerais remettre les choses en perspective et énumérer l'ensemble des éléments de l'équation afin que vous compreniez mieux le sens de la démarche.

Prenons A, un quidam qui décide de se rendre au travail à pied. B, un automobiliste pressé. C, le véhicule de B. Et X, la patronne de A.

A aime le calme de la marche, le blanc des trottoirs, le silence des ruelles, l'odeur vive de l'hiver immaculé et vif. B a acquis récemment C, un véhicule "zéro comptant, faites faillite en quatre ans". Il vient de passer 10 minutes à le déneiger, 10 minutes à casser la glace autour et son moteur réchauffe son intérieur et la planète depuis 10 minutes supplémentaires.

Il faut 50 minutes à A pour se rendre à pied de son domicile à son bureau et 10 minutes à B pour effectuer en temps normal le même trajet en auto auxquelles il faut ajouter 10 minutes pour se dépêtrer des embouteillages et 10 minutes pour trouver du stationnement.

Si A pousse C, B arrivera à l'heure. Mais A aura perdu 5 minutes. Et X bouillonnera d'impatience parce que A arrivera en retard à la réunion.

Je rappelle donc la question : pousserai-je ou ne pousserai-je pas?

Vous pensez bien que A a poussé C. Et B était béa. En chemin, A a aussi aidé D, dégagé T et donné un coup de main à Z. Finalement, X était encore bloquée sur le pont quand A est arrivé.

*Les plus érudits d'entre vous auront noté qu'il y a apparence de faute d'orthographe. Mais en analysant le sens des mots, ils auront rapidement découvert qu'il y a plutôt ici apparition d'un jeu de mots homologué par le Syndicat des Amateurs de Calembours.