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17/05/2013 12:17 EDT | Actualisé 16/07/2013 05:12 EDT

<i>The Iceman</i>: de sang-froid

Courtoisie

À New York, dans les années 1960 et 1970, la double vie de Richard Kurlinski, un père de famille exemplaire de descendance polonaise et tueur à gages pour le compte de la mafia.

Si les prémisses rappellent dangereusement l'excellent A History of Violence de David Cronenberg, c'est davantage du côté de Goodfellas de Martin Scorsese que le réalisateur Ariel Vromen (Rx, Danika) puise son inspiration. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard qu'on retrouve le bon vieux Ray Liotta (qui tenait le rôle principal dans le chef-d'oeuvre de Scorsese) dans le rôle d'un chef mafieux pour lequel Richard est à l'emploi.

Basé sur le roman The Iceman: The True Story of a Cold-Blooded Killer d'Anthony Bruno, le brutalThe Iceman ne cherche pas à glorifier ou à condamner les actes de son protagoniste. Et c'est tant mieux. Le film y dresse le portrait étonnamment émouvant et fascinant d'un homme énigmatique à la fois glacial, intense et dangereux.

Mené par la vedette montante Michael Shannon, qui occupe toutes les scènes du film, le film est habilement construit et évite les pièges du drame biographique typique. Bien que le récit soit parfois anecdotique, la mise en scène prenante et le rythme alerte empêchent le film de sombrer dans les sentiers battus propres aux films de gangsters. Époustouflant d'un bout à l'autre, Shannon en impose et élève le film d'un cran avec une performance fort nuancée, digne d'un Oscar. En somme et malgré ses emprunts, The Iceman possède suffisamment de personnalité et de vivacité qu'il s'avère un excellent film de gangsters, un des meilleurs du genre des récentes années.

Cote: **** sur 5

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