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07/02/2019 10:11 EST | Actualisé 07/02/2019 10:11 EST

Candidate à la présidence: Kamala Harris, un nom à retenir

Elle se présente comme étant celle qui peut le mieux rassembler et unir les Américains de tous horizons.

Dans ce début de campagne non officiel, les femmes semblent être en position de force.
AP Photo/Charlie Neibergall
Dans ce début de campagne non officiel, les femmes semblent être en position de force.

Il semble qu'il y ait toujours bien à dire sur la politique américaine depuis le début des primaires républicaines en 2016. Les démocrates doivent avoir l'impression que la Maison-Blanche va leur accueillir à bras ouverts l'an prochain. Les candidats à la présidence se multiplient jour après jour. On pourrait bien voir au moins 15 candidats pour la première primaire démocrate qui aura lieu dans un an, le 3 février, en Iowa.

De nouveaux visages deviennent les porte-paroles du parti

Kamala Harris: un nom à retenir. Elle risque bien d'être la première femme présidente des États-Unis. Harris apporte un vent de fraîcheur avec tout ce qui se déroule en ce moment en politique fédérale. Les conséquences du shutdown se font sentir et le président est pris dans les controverses entourant l'enquête de Robert Mueller sur l'ingérence russe.

Elle a décidé d'annoncer sa candidature le 21 janvier lors de la journée de commémoration de Martin Luther King Jr. Lancée sur Twitter le jour même, sa publicité promotionnelle apporte quelque chose de nouveau. En ce moment, elle enchaîne les plateaux de télévision, les sorties publiques et semble dans son élément.

Comme tout bon candidat à la présidence, elle a publié son mémoire en janvier intitulé The Truths We Hold qui explique son enfance et sa vision politique pour les années à venir. Cette dernière incarne la diversité puisqu'elle vient de deux parents immigrants. Sénatrice depuis 2017, la femme de 54 ans gravit rapidement les échelons. Harris fut entre autres la première femme procureure en chef de la Californie. Elle a lancé sa campagne à la présidence en grand le 27 janvier dans sa ville natale d'Oakland avec plus de 20 000 supporteurs. Cette dernière se présente comme étant celle qui peut le mieux rassembler et unir les Américains de tous horizons.

Au cours du Town Hall de CNN, Harris ne semblait pas angoissée. Ce n'est pas facile de répondre aux citoyens lorsqu'on n'a pas les questions d'avance. Elle ne veut pas jouer dans le même jeu de Trump. Preuve, elle ne mentionne quasiment jamais son nom, ce qu'il ne doit pas aimer du tout.

La démocrate propose, tout comme Warren, l'assurance maladie pour toute la population.

Harris connaît les dossiers fédéraux, propose un renouveau (ce que les démocrates doivent absolument faire), est confiante sans se vanter, tout en étant extrêmement chaleureuse. La démocrate propose, tout comme Warren, l'assurance maladie pour toute la population. Cette dernière est à gauche et pourrait très bien attirer les jeunes comme Bernier Sanders l'avait fait auparavant. J'ai l'impression que plus le monde va apprendre à la connaître, plus ils vont l'admirer. Elle admet que le racisme, le sexisme, l'homophobie et la transphobie existent encore au pays. Elle a tout à fait raison. Nous sommes face aux mêmes problèmes ici, dans certains coins du Canada.

Les candidats potentiels en Biden, Holder, Klobuchar ou Sanders devront prendre une décision dans les prochains mois, voir les prochaines semaines s'ils veulent avoir une chance de déstabiliser l'ancienne procureure générale de la Californie.

Dans une course, il y en a toujours qui prennent de l'avance sur leurs adversaires. Harris est en train de creuser cette avance. Les candidats potentiels en Biden, Holder, Klobuchar ou Sanders devront prendre une décision dans les prochains mois, voir les prochaines semaines s'ils veulent avoir une chance de déstabiliser l'ancienne procureure générale de la Californie. Celle-ci a un beau curriculum vitae à l'extérieur de Washington et de l'élite politique américaine. Une feuille de route plus valorisante que l'actuel président.

Cory Booker vient aussi d'annoncer sa candidature. Le sénateur du New Jersey peut aller loin dans les primaires démocrates. Qui sait, il peut même devenir président bien qu'il soit probablement trop à droite pour le parti. Parmi les autres candidats, Julian Castro, Elizabeth Warren, Tulsi Gabbard et Kristen Gillibrand tenteront de jouer les trouble-fêtes.

Dans ce début de campagne non officiel, les femmes semblent être en position de force. Les débats seront cruciaux pour choisir la bonne personne pour représenter le parti démocrate. Toujours difficile de cerner le meilleur leader lorsque nous n'avons pas tous les candidats alignés sur la même scène.

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