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24/01/2016 07:52 EST | Actualisé 24/01/2017 05:12 EST

L'humanité est-elle à la croisée des chemins?

La Déclaration universelle des droits de l'homme semble s'étioler.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, et avec l'objectif de donner à la Charte des Nations unies une légitimité d'une grande solidité tout en répondant aux vœux des grands de ce monde de ne plus jamais laisser les atrocités de cette guerre se reproduire, allait émerger le texte de la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui fut adoptée à Paris le 10 décembre 1948.

Où en sommes-nous, comme humanité, soixante-sept ans plus tard?

S'il y a eu des progrès immenses réalisés partout dans le monde, et qui sont directement attribuables à l'inspiration de cette déclaration et aux travaux de l'ONU, force est de constater que les atrocités que l'on voulait éliminer de la surface la terre à partir de 1948 n'ont jamais cessé, mais pire encore, elles sont en croissance et semblent se multiplier partout sur la planète.

Mais cela n'est qu'un canevas de départ. La Déclaration universelle des droits de l'homme est un «code» suffisamment élaboré pour permettre à l'humanité entière de pouvoir vivre en paix, de manière décente, et que toute personne sur Terre puisse subvenir à ses besoins vitaux sans avoir à se soucier du lendemain. Or, nous savons très bien que ce n'est pas le cas. Là est mon souci actuel et j'ai l'intime conviction que cela est partagé.

D'immenses défis confrontent aujourd'hui l'être humain: que ce soit ceux des écosystèmes et du climat; que ce soit celui de la finance internationale; que ce soit celui d'un système économique qui s'est mondialisé de manière tellement inéquitable à tous les niveaux; que ce soit celui des formes de gouvernance des nations et des peuples; que ce soit celui des systèmes religieux qui semblent aujourd'hui replonger les civilisations en des conflits incommensurables, etc.

La Déclaration universelle des droits de l'homme semble s'étioler et se perdre comme repère fondamental des peuples, civilisations et nations. Ce qui me fait penser que nous en sommes aujourd'hui, en tant qu'humanité, à la croisée des chemins, alors que des murs entiers se dressent devant nous tous.

De tout temps et à toutes les époques, les penseurs (pas uniquement les philosophes académiques) ont été, et sont encore et toujours, la conscience de cette humanité. Ils ont un rôle d'éveilleurs de consciences, et devant les défis auxquels l'humanité est confrontée en notre époque, ce rôle revêt une importance vitale.

Peut-on demeurer silencieux? Je ne crois pas. Voilà pourquoi je souhaite la création d'un groupe de réflexion à ce propos, et qui aura pour objectif de réfléchir à ce devenir immédiat de l'humanité, en ayant comme toile de fond le texte de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Dans une seconde phase de ce projet, une fois que notre groupe aura produit un document commun de réflexion, nous nous tournerons vers des organismes internationaux et vers l'ONU pour que cette réflexion puisse se poursuivre au-delà de nos frontières du Québec.

Si vous aimeriez participer à un tel groupe, veuillez faire connaître votre intérêt en commentaire.

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