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wahhabisme

Des promesses que laissait présager le titre, je n'ai trouvé dans le texte qu'un autre procès d'intention fait à ceux qui sont cités comme «alarmistes de l'islamophobie».
Je l'appuie parce qu'il indique que la lutte, dans les pays d'origine, que mènent les sociétés civiles pour le développement de la démocratie, de la laïcité et d'une gouvernance transparente doit être aussi globale que la lutte contre le terrorisme et sa matrice trilogique : Islamisme-wahhabisme-salafisme.
Au Canada et au Québec, le wahhabisme est comme partout où il s'implante, aussi perfide que l'Albion et l'Oncle Sam qui l'ont aidé à naître et à s'étendre. Il vise en particulier les plus vulnérables en raison de leurs difficultés de s'adapter et de s'intégrer aux sociétés d'accueil ainsi que la déculturation qu'ils sont vécus dans leur pays d'origine en leur offrant une identité fondée sur la religion plutôt que sur la citoyenneté.
Sachant que l'Islam est une des matrices nourricières de l'Islamisme, interrogeons-nous au sujet de l'avenir des deux. Demandons-nous, comment doit-on procéder pour stopper l'islamisme wahhabosalafiste en évitant de porter préjudice à l'Islam et aux musulmans?
Le processus de modernisation présente pour l'islam une difficulté particulière. C'est précisément ce que montre l'actuel déchaînement de violence auquel nous assistons.
L'un propage agressivement sa révolution islamique et l'autre son islam orthodoxe en construisant des milliers de mosquées dans le monde et en y envoyant des prêcheurs rigoristes.
Tant qu'on ne s'attaque pas à la source de l'islamisme et à ses promoteurs directs comme l'Arabie Saoudite, le Qatar et les autres pays du Golfe, de pauvres jeunes personnes seront endoctrinées pour aller semer la mort à l'aveuglette.
Citons en contexte de réformes de l'islam, quelques initiatives, entre autres, que bien des polémistes omettent de rappeler et qu'il ne faudrait pas minimiser.
L'affectation de Faisal Trad et, par extension, de l'Arabie saoudite à la tête du panel du Conseil des droits de l'homme ne constitue rien de moins qu'une importante défaite pour les droits de l'homme.
Plusieurs éléments nous amènent à lire dans le présent des échos du passé et à rappeler que poser la question d'un problème, c'est faciliter sa solution, surtout s'il est porté depuis des siècles par notre histoire commune.