toponymie

Les noms de Simone Veil, Mère Theresa ou encore Frida Kahlo sont apparus pendant la nuit.
Une résolution doit être adoptée aujourd'hui.
D'abord Jutra, maintenant Alexis Carrel. Il m'apparaît sain d'avoir une toponymie stable, qui ne change pas au gré des opinions et des nouvelles.
Notre héritage toponymique laisse-t-il suffisamment de place aux femmes? Pas si on regarde le plan du métro de Montréal, où
Le nom du Chemin Arthur T. Porter Way (associé jusqu'à tout récemment à l'ex DG et au plus grand scandale de corruption au Canada) pourrait être changé en celui du Chemin Suzanne-La Fleshe-Picotte, près du Nouveau CUSM (Centre universitaire de santé McGill).
Pourquoi ne pas profiter de la situation pour s'assumer comme société et faire les efforts nécessaires pour tirer le meilleur du pire?
Cette urgence d'agir dans le dossier Jutra prolonge l'ombre dans laquelle demeurent beaucoup d'autres cas où des gens se sont soustraits à notre code moral.
Faut-il aujourd'hui être cohérent et changer également le nom de toute école, toute rue ou tout boulevard nommé en l'honneur de John A. MacDonald, Jeffrey Amherst ou Pie IX?
C'est un signe de notre époque un peu échevelée que le déroulement de l'affaire Jutra. Je me réjouis grandement des progrès qu'elle met en relief.