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societe-distincte

À dĂ©faut d'avoir une charte qui nous unit rĂ©ellement, l'identitĂ© est Ă©parpillĂ©e, si bien que l'on vit une espĂšce de division permanente, voire un flou identitaire autant lĂ©galement que symboliquement.
Rappelons que le mot «province» provient du latin pro victis, qui signifie «pour les vaincus».
L'interculturalisme permet de s'approprier des éléments positifs de la société d'accueil tout en apportant des aspects positifs de sa culture d'origine.
À travers l'histoire du QuĂ©bec, le 10 fĂ©vrier est une date sombre, une date que l'on devrait supprimer ou abhorrer, un peu comme les vendredis 13 pour les superstitieux.
Nous ne le dirons jamais assez, la langue française est la pierre angulaire de l'identité nationale du Québec.
Comment pour un honnĂȘte fĂ©dĂ©raliste Ă©clairĂ© envisager « la question du QuĂ©bec » indĂ©pendamment de celle des francophones hors QuĂ©bec (thĂšme central de la pensĂ©e de Monsieur Claude Ryan)?
Le rĂȘveur pourrait bien jouer un bien mauvais tour Ă  l'homme d'action ! Voici que le chef du Parti libĂ©ral rĂȘve de voir le QuĂ©bec retourner dans le giron constitutionnel Ă  temps, mais sans prĂ©cipitation, pour fĂȘter le 150e anniversaire de la ConfĂ©dĂ©ration. Et, s'il est Ă©lu au poste de premier ministre, comment pense-t-il y arriver ?
Depuis l'arrivée de PKP dans le paysage de la présente campagne électorale et son appui indéfectible à la cause indépendantiste, l'enjeu référendaire a refait surface au Québec. Au plaisir des uns - les indépendantistes pressés tels que les Parizeau, Landry et compagnie - et au déplaisir des autres, tels que François Legault et la CAQ, dont la survie politique est carrément menacée par la polarisation autour de ce débat.
Le dévoilement cette semaine, par le magazine MacLean's, de l'implication du gouvernement de Stephen Harper dans la poursuite judiciaire pour invalider la loi 99 (adoptée sous Lucien Bouchard) m'amÚne aujourd'hui à plaider pour une prise de conscience de nos spécificités québécoises et de notre nécessaire autodétermination.
Ce qui m'a frappĂ© lors de mon sĂ©jour au « one happy island Â», c'est que les habitants ne voyaient aucun divorce entre le maintien de leur langue et de leur culture et l'apprentissage des langues Ă©trangĂšres - mĂȘme si ce sont ces langues qui, en thĂ©orie, menacent d'Ă©touffer la leur. Les logiciels de facturation, les enseignes, les horaires Ă©taient en langue Ă©trangĂšre. Pas de « language police Â» icitte!