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Suivez-nous sur Twitter INOLTRE SU HUFFPOST La Commission de révision permanente des programmes, présidée par l'ancienne
Pour éviter de couper dans la moelle épiniÚre des programmes gouvernementaux et des services à la population, le gouvernement devrait plutÎt envisager de suspendre les dépÎts au Fonds des générations pour les deux prochaines années.
La commission Robillard a finalement produit quelques recommandations totalisant une baisse de ses dépenses de 2,2 milliards $. Il leur en reste un peu plus de 1 milliard $ à trouver d'ici mars prochain pour que le budget 2015-16 soit équilibré... à la condition que le gouvernement applique leurs recommandations.
Deux chiffres majeurs doivent ĂȘtre pris en compte pour mesurer le cul-de-sac des finances publiques. À 12 milliards $, les intĂ©rĂȘts sur la dette composent la 3e dĂ©pense du gouvernement. Dans 30 programmes sur 39, le QuĂ©bec dĂ©pense plus que son voisin de l'Ontario, soit un Ă©cart de 1238 $ par habitant ou de 10 milliards $.
DerriĂšre les discours et les beaux chiffres, on constate une absence de vision. L'austĂ©ritĂ©, ce n'est pas une politique de dĂ©veloppement Ă©conomique. La centralisation, ce n'est pas une politique de dĂ©veloppement rĂ©gional. Pas plus que la gestion de l'État n'est un simple exercice comptable.
À trop vouloir minimiser les enjeux et les impacts des mesures d'austĂ©ritĂ© et de compressions sur les conditions de travail et de vie des QuĂ©bĂ©cois, le gouvernement semble vouloir faire oublier qu'il lui a suffi de six mois pour dĂ©montrer tout son potentiel de carnassier des services publics.
Lucienne Robillard et les membres de la Commission de rĂ©vision des programmes doivent refaire leurs devoirs et suggĂ©rer de vraies coupures qui se solderont par de rĂ©elles Ă©conomies pour celles et ceux qui financent un État tentaculaire qui ne cesse de leur dĂ©rober une plus grande part de leur revenu disponible.
Si le premier ministre Philippe Couillard croit qu'il suffira d'appliquer une couche minceur aux «structures» gouvernementales pour résoudre les déficits structurels du Québec, il se trompe. Royalement.
Si la Commission de rĂ©vision des programmes fait bien son travail, on devrait Ă©valuer la pertinence de l'État-syndiquĂ©-producteur-quasi-unique dans certains secteurs, idĂ©alement dans les secteurs les plus coĂ»teux: la santĂ©, l'Ă©ducation, et la famille.
Qui ne voudrait pas ĂȘtre un petit oiseau au-dessus de la table de Madame Robillard, responsable de la rĂ©vision des programmes? Je parie que nous sommes plusieurs Ă  imaginer ce qui peut bien s'y passer.