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GILBERT, États-Unis - Une femme a écrasé son mari avec son véhicule tout-terrain parce qu'il n'avait pas voté à l'élection
Un texte de Sophie-Hélène Lebeuf Confronté à plusieurs défis immédiats, le président Barack Obama doit notamment esquisser
2012-11-06-HP_World_blog_graphic_France_02.png Les jeux sont faits pour les badauds recueillis, un drapeau à la main. "C'est une victoire importante, mais rien de semblable à celle de 2008".
C'est dans la défaite que l'on mesure souvent la stature d'un homme politique. Mitt Romney a très mal pris sa défaite contre le président Barack Obama et son discours où il concédait la victoire à son rival était celui d'un homme surpris par les résultats et profondément aigri. Le candidat républicain n'avait préparé qu'un seul discours, 1118 mots disait-il, celui de la victoire ce qui est déjà très présomptueux.
OTTAWA - Les principaux acteurs en politique économique au Canada soutiennent être à nouveau prêts à venir à la rescousse
OTTAWA - Le même jour où les électeurs de deux États américains approuvaient la légalisation de la marijuana, le gouvernement
2012-11-06-HP_World_blog_graphic_France_02.pngNous avons mis à jour nos estimations deux semaines avant l'élection, prédisant qu'Obama obtiendrait un minimum de 52.9% des votes. En effet, nous avons estimé la probabilité de le voir perdre le vote populaire à 1 chance sur 455.
Le président Obama n'a pas seulement gagné sa réélection ce soir. Sa victoire est le signe du triomphe indéniable d'une nouvelle Amérique du 21ème siècle : multiraciale, multiethnique, ouverte au monde et tournant le dos à des siècles de traditions raciales, sexuelles, maritales, et religieuses. Obama, le fils métis d'Hawaï, qui est passé par le Kansas, l'Indonésie, Los Angeles, New York et Chicago, a gagné sa réélection non seulement parce qu'il incarne cette nouvelle Amérique, mais aussi parce qu'il sait lui parler, tout comme le parti démocrate qu'il dirige.
On peut déjà tirer des leçons et de la victoire d'Obama et de la campagne interminable qui s'achève. La première leçon à tirer, c'est que la crise n'est pas une fatalité. Il est le seul dirigeant occidental confronté à la grande débâcle économique et financière de ce début de siècle qui ait résisté. Souvenez-vous des premiers G8 ou G20 de l'ère Obama : Sarkozy, Zapatero, Berlusconi, Gordon Brown étaient autour de la table. Le seul qui se maintienne hors de l'eau, c'est Obama. Et cela amplifie encore sa victoire. Superman sort abîmé, quelques habits en lambeaux, mais vainqueur.