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MONTRÉAL - Un chauffeur de taxi montréalais accusé d'avoir roulé volontairement sur son présumé agresseur, un incident qui
Comment un peuple sous domination d'une autre nation depuis de si nombreux siècles, qui aspire de toutes ses forces à une liberté légitime et qui se donne les moyens d'y parvenir par cette consultation historique du 18 septembre 2014, peut-il par la suite accepter de demeurer sous la jupe de la reine d'Angleterre?
Du Printemps des peuples au référendum écossais, une dimension échappe cependant aux Québécois qui souhaitent tirer leçon de modèles étrangers, soit qu'il s'agit généralement de restaurer une souveraineté perdue. À l'instar des antiques royaumes d'Écosse ou d'Aragon, le Québec peut-il trouver à l'époque du régime français l'exemple d'une souveraineté perdue? Bien sûr que non.
Notre PM provincial se comporte comme son homologue fédéral: on coupe, puis on amende ensuite à la petite semaine, au hasard des lobbies, des lois qui sont importantes pour les Canadiens ou qui font partie de notre identité.
L'indépendantisme québécois doit être relancé et il ne faut pas tenir notre identité pour acquise dans cette Amérique du Nord anglo-saxonne, mais nous n'avons pas à entretenir un discours défaitiste en affirmant que tout est à recommencer. Nous ne sommes tout de même pas retournés dans les années 1960.
Si l'objectif consistait à séduire le Québec le soir dans un bar, certains indépendantistes passeraient pour de bien mauvais dragueurs. Si bien que, faute d'être charmée, la Belle (province) choisit de demeurer au Canada: un bien piètre amant, mais qui lui garantit au moins le confort matériel, le poids des habitudes et l'amnésie des bienheureux.
Rester silencieux devant ces dérapages porte à conséquence. Les manifestations graves et explicites de racisme anti-québécois ont été relativement nombreuses depuis quelques années, et encore plus depuis l'élection du Parti québécois. En ne condamnant pas haut et fort ces agressions collectives, nous ouvrons la voie à la détérioration du climat social et aux récidives.
Le Journal de Montréal publiait cette semaine les résultats d'une enquête maison qui visait à déterminer si les Anglo-Québécois connaissent bien la culture québécoise. Celle-ci démontre une fois de plus l'existence des deux solitudes à l'intérieur d'une même ville, soit Montréal. Il n'en fallait pas plus pour qu'une poignée de chroniqueurs reconnus pour leur haine du nationalisme écrivent contre cette étude.
La première assemblée publique du Parti égalité 2.0 a donné lieu à des propos dignes des pires années du conflit linguistique
Une cinquantaine de militants anglophones de la région de Montréal tenaient dimanche à Dorval la première assemblée publique