HuffPost Canada a fermé ses portes en 2021 et ce site est maintenu en tant qu'archive en ligne. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.

projet de loi 10

De mauvaises langues pourraient quand même dire que lorsqu'ils écrivent «cette réforme qui devait placer le patient au cœur du système», on croirait entendre les renards parler de la poule comme au cœur de la sécurité du poulailler.
Le ministre Gaétan Barrette a peu de considération pour la démocratie. Une démocratie qu'il a réduite comme peau de chagrin dans son projet de loi 10, qui a fusionné les établissements de santé, faisant passer leur nombre de 182 à 34, réduisant du même coup les lieux de décisions et de démocratie.
Toutes les régions du Québec ont intérêt à s'opposer à ce que fait ce gouvernement de notre réseau public de soins de santé et de services sociaux, parce que toutes les régions et leur population en subissent et en subiront les conséquences à court, moyen et long terme.
Les centres jeunesse font les frais de la réforme Barrette.
De Philippe Couillard à Gaétan Barrette, deux docteurs, on peut dire que la démocratie en prend résolument pour son rhume.
Il faut jeter à la poubelle notre gestion inspirée des entreprises privées et développer une gestion clinique qui s'inspire des données probantes.
C'est en misant sur notre réseau public que nous pourrons donner les meilleurs soins qui soient et au meilleur coût.
Ce que l'on entend aujourd'hui a été entendu il y a 40 ans, 30 ans, 20 ans, 10 ans. Après des milliards de nouveaux fonds publics, 50 % des dépenses de programmes, plus de médecins, plus d'infirmières, les gens continuent d'attendre et les patients atteints de cancer se font traiter ailleurs qu'au Québec.
Si plusieurs admettent que le projet de loi 10 accentue la privatisation, c'est donc qu'on peut parler sérieusement d'un démantèlement de notre réseau public.
Cette semaine, il a fallu l'intervention du premier ministre du Québec pour trouver une résolution de crise au Centre Hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM).