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privatisation

Depuis deux ans, le gouvernement Couillard et son ministre de la Santé, Gaétan Barrette, nous ont bombardés de projets de loi venant modifier de façon sensible notre réseau public de soins de santé et de services sociaux, au point où peu de gens s'y retrouvent actuellement sur qui fait quoi et qui relève de qui.
La semaine dernière, le ministre Carlos Leitao faisait sa mise à jour des finances publiques. On a ainsi appris qu'il avait dégagé un surplus des revenus sur les dépenses de 3,7 milliards de dollars et qu'il réinvestirait une partie du 2,2 milliards restant dans les services publics.
En santé, les termes «public» et «privé» sont utilisés dans la plus grande confusion.
La santé, c'est plus que la médecine, c'est aussi social. Les conditions de santé dépendent d'abord des conditions de vie et de travail.
Il faut donc un coup de barre majeur. Il faut une vision nouvelle et un nouveau départ. Il faut véritablement transformer le système de santé, rebâtir le pont entre la RAMQ et le patient.
Le but de l'entreprise privée n'est pas de favoriser l'égalité des chances de réussite à l'école plus tard. Le but d'une garderie commerciale privée est d'être rentable. On veut plus que ça pour nos enfants, non?
Gaétan Barrette avait raison. L'univers des soins et services de santé vivra selon les lois du marché qu'il est en train d'établir, les lois des vraies affaires!
David Stuckler et Sanjay Basu ont entrepris de mesurer les effets des politiques d'austérité dans les différents pays où elles ont été appliquées. Leur constat est accablant.
Les garderies privées torontoises coûteront aux travailleurs la somme médiane faramineuse de 1736$ par mois. Est-ce vers ce genre de système que le gouvernement Couillard veut nous amener?
Avec toutes ces données et tous ces contrôles, il n'y a aucune économie à l'horizon, mais beaucoup de profits pour les firmes privées qui pourront s'enrichir en facturant et surfacturant chaque geste.