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Gaétan Barrette avait raison. L'univers des soins et services de santé vivra selon les lois du marché qu'il est en train d'établir, les lois des vraies affaires!
Avec toutes ces données et tous ces contrôles, il n'y a aucune économie à l'horizon, mais beaucoup de profits pour les firmes privées qui pourront s'enrichir en facturant et surfacturant chaque geste.
Je gradue dans un contexte où notre filet social est brûlé par des gens qui utilisent des mesures austères contre des populations vulnérables pour financer les privilèges des classes les plus nanties.
Je décèle dans la réforme actuelle une tendance vers la mise en place d'une privatisation insidieuse et graduelle des services de santé.
L'idée d'imposer des « frais modérateurs » refait surface régulièrement dans le débat sur la viabilité du système de santé au Canada. Certains pensent que le fait de facturer les soins aux patients permettrait de limiter les dépenses, de faire en sorte que les gens reçoivent uniquement les soins dont ils ont besoin et de veiller à ce qu'ils ne surutilisent pas les services. D'autres, que cela aiderait à recueillir des fonds dont le système de santé a bien besoin. Facturer les soins aux patients n'est pas une solution. Voici pourquoi.