HuffPost Canada a fermé ses portes en 2021 et ce site est maintenu en tant qu'archive en ligne. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.

printemps arabe

Dix ans ont passé depuis la Révolution en Tunisie, mais les reportages publiés depuis un mois pour souligner la première décennie de ce bouleversement historique me font replonger dans l’intensité de ces semaines fort agitées.
Les Algériens et les Soudanais semblent avoir tiré des leçons des printemps arabes de 2011: éviter la violence et le scénario égyptien d'une reprise en main par l'armée et le maintien du système.
À la veille de l'anniversaire du Printemps arabe, le gouvernement égyptien vient d'interdire la vente de «vestes jaunes» par peur de voir ce signe de ralliement français avoir un effet d'entraînement là-bas!
La crise que traverse l'unité nationale en Tunisie postrévolutionnaire est comparée à celle qui a frappé les états d'Amérique latine pendant les années 1980.
La nouvelle que l'ancien président égyptien Hosni Moubarak avait été acquitté des accusations d'incitation aux meurtres de 850 personnes, lors des manifestations du printemps arabe de 2011, puis libéré, est largement passée sous les radars médiatiques.
Les nouvelles qui nous arrivent d'Égypte ne sont pas bonnes. Inflation galopante, pénurie de certains produits de base (comme le sucre), tourisme famélique et attentats djihadistes dans le Sinaï contre les forces policières et l'armée.
L'aide internationale devrait faire de la Tunisie une priorité. D'une part c'est là qu'a commencé le «printemps arabe», d'autre part c'est le seul pays de la région qui est sur la voie de la démocratie et des réformes, que réclamait la population.
Dans les pays où les offres d'emploi sont insuffisantes pour la population actuelle et encore moins pour celles de l'avenir, la jeunesse devient plus réceptrice au discours religieux qui est l'ultime refuge de dignité et parfois même au radicalisme.
Cinq ans révolus depuis l'immolation tragique de Mohamed Bouazizi, la première étincelle du soulèvement populaire suivi de la fuite inopinée de Ben Ali.
Si le dilemme de sécurité est omniprésent en Israël, et ce, depuis 1948, la menace existentielle des guerres israélo-arabes n'est plus le fardeau qu'il fut autrefois; le danger est nouveau, moderne. Israël entame donc le XXIe siècle en tant que pionnier dans la lutte antiterroriste, et, à juste titre ou à tort, anti-iranienne.