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populisme

Au QuĂ©bec, la figure excentrique de Trump inspire gĂ©nĂ©ralement le rire et la dĂ©rision. L'absurditĂ© du personnage a toutefois laissĂ© croire Ă  un certain nombre de personnes que le dĂ©magogue milliardaire n'Ă©tait au fond qu'une anomalie politique bien amĂ©ricaine et qu'il Ă©tait fort improbable que la mĂȘme situation se reproduise au QuĂ©bec.
L'annĂ©e derniĂšre a Ă©tĂ© une catastrophe Ă©vidente pour toute personne moindrement sensible au sort de ceux et celles qui n'ont pas le privilĂšge de vivre au sommet de la pyramide socioĂ©conomique. Voici donc une esquisse de ce qui doit ĂȘtre fait pour Ă©viter autant que possible de reproduire cette sale annĂ©e qu'a Ă©tĂ© 2016.
Les Ă©lites politiques, universitaires et journalistiques anglaises et amĂ©ricaines ont soit diabolisĂ©, ignorĂ© ou sous-estimĂ© les griefs que les mouvements citoyens ont exprimĂ©s avec force. En bref, la grogne citoyenne a rendu responsable les pouvoirs Ă©tablis de la dĂ©tĂ©rioration de leurs conditions de vie ainsi que de leur perception d'ĂȘtre marginalisĂ©e dans leur propre pays.
Il faut briser le bipartisme. Plus vite cela se fera, mieux cela sera, car plus l'attente sera longue, plus les démagogues et les populistes gagneront du terrain.
Tout se passe comme s'il allait de soi que la sécurité nationale passe avant tout.
La classe médiatique mondiale est en partie responsable du résultat. N'a-t-elle pas tapissé nos écrans du visage de Trump depuis son lancement en 2015?
Plus que la xénophobie qui anime certains mouvements de droite, c'est le sentiment d'injustice criant chez des centaines de millions de citoyens en Occident qui trouve son expression dans cette élection.
Les amis de la «gauche» se livrent constamment à un jeu funeste, celui de la défonce de la «droite», en particulier du conservatisme. C'est de bonne guerre dira-t-on.
Il est temps que le gouvernement de Theresa May renonce Ă  la folie du Brexit. Elle ne peut risquer un suicide Ă©conomique.
Tout ne va pas trÚs bien pour le libre-échange aujourd'hui. Ses défenseurs doivent composer avec ses effets désastreux, de plus en plus évidents pour une grande partie de la population.