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Tandis que les premiers contours de la course Ă  la prĂ©sidence amĂ©ricaine se prĂ©cisent, un Ă©vĂ©nement survenu en Utah est en voie de remettre en cause certaines conventions bien Ă©tablies. Une Ă©lection Ă  la chambre des reprĂ©sentants a pris une tournure surprenante et elle pourrait avoir une influence tant sur le plan local que national. Les rĂ©publicains de cet État parmi les plus conservateurs du pays ont choisi Mia Love pour briguer les suffrages dans le 4e district
 Au-delĂ  des considĂ©rations partisanes, la lutte entre Romney et Santorum a dĂ©montrĂ© que le parti rĂ©publicain est un parti dynamique au sein duquel on dĂ©bat sur des idĂ©es, sur de grandes orientations politiques et sur un mode de gouvernance. Que des candidatures aussi diffĂ©rentes que celles des deux principaux protagonistes puissent avoir eu du succĂšs au sein d'un mĂȘme parti tĂ©moignent de l'ouverture de cette formation politique et de la variĂ©tĂ© des points de vue qui peuvent y ĂȘtre exprimĂ©s.
Nous approchons la fin d'un mandat prĂ©sidentiel lors duquel les schismes partisans et le manque de civisme dans le dĂ©bat public, au lieu de s'apaiser, se sont exacerbĂ©s. Avant d'ĂȘtre employĂ© par Limbaugh, le terme « salope » a Ă©tĂ© utilisĂ©, moins d'un an auparavant, par Ed Schultz, commentateur de gauche de la chaĂźne MSNBC, pour dĂ©crire en ondes l'auteure conservatrice Laura Ingraham.
Les républicains qui pourraient défaire Barack Obama ne sont pas nécessairement ceux qu'on pense. Si le président perd en novembre, les principaux responsables ne seront vraisemblablement pas le groupe de candidats peu inspirants qui se font la lutte depuis des mois pour l'investiture de leur parti.
Au cours de la campagne prĂ©sidentielle de 2008, Barack Obama revenait souvent sur son mindset, l'Ă©tat d'esprit qui l'avait amenĂ© Ă  s'opposer Ă  l'aventure militaire en Irak. Il se disait essentiellement portĂ© vers la solution pacifique des conflits. Selon cet esprit, la guerre ne devait ĂȘtre envisagĂ©e que comme un ultime recours. On peut dire que le prĂ©sident est demeurĂ© fidĂšle Ă  cet esprit dans l'ensemble de sa politique Ă©trangĂšre. En tĂ©moigne sa rĂ©cente dĂ©claration en ce qui a trait Ă  l'Iran.
Romney a la raison de son cÎté: les mathématiques lui sont favorables dans la course aux délégués, l'argent coule à flot dans les coffres de ses comités d'action politique, sa campagne est structurée, organisée. Mais, tout ce qui relÚve de la candidature de Romney s'avÚre dépourvu de passion. Tout n'est que logique.
Le « Super Mardi », jour oĂč les Ă©lecteurs rĂ©publicains se prononçaient dans 10 États pour dĂ©signer leur aspirant favori Ă  la Maison-Blanche, a fait beaucoup parler. Certains y voyaient un test crucial pour la candidature de Mitt Romney; d'autres, au contraire, prĂ©voyaient un couronnement possible pour l'ex-gouverneur du Massachusetts s'il devait bien performer. Dans les faits, les rĂ©sultats observĂ©s mardi soir envoient plutĂŽt le message suivant: rien n'a vraiment changĂ©.
Dans son plus récent numéro, le magazine Time titre : «Pourquoi les électeurs latinos vont déterminer l'issue de l'élection de 2012». Le problÚme central de cette idée n'est pas uniquement qu'elle n'a rien d'original - elle est répétée dans plusieurs cercles médiatiques depuis des années - mais plutÎt qu'elle est essentiellement fausse.
Devant les travailleurs de l'automobile rĂ©unis en congrĂšs Ă  Washington, le 27 fĂ©vrier dernier, Obama prononce un discours singuliĂšrement inspirĂ© qui rappelle les beaux moments de la campagne de 2008. Il peut se targuer d'ĂȘtre parvenu Ă  sauver l'industrie automobile avec une audacieuse intervention pour venir en aide Ă  General Motors qui a repris aujourd'hui son premier rang mondial.
L'un dit que les candidats républicains sont une bande de clowns, l'autre dit que c'est un concours d'idiotie...Quand Conrad Black s'entend avec Fidel Castro sur quoi que ce soit, on peut définitivement conclure qu'il y a quelque chose qui cloche. La campagne primaire républicaine va mal.