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La mobilisation derrière les patriotes n'est pas unanime dans Richelieu. Dès 1836, les élites seigneuriales se dissocient, pavant la voie à la répression. La tension monte d'un cran en septembre 1837, quand ces «chouayens» sont victimes de charivaris fomentés par les «Septembriseurs».
De Longueuil à Sorel, l'autoroute 30 «de l'acier» traverse aujourd'hui une région particulièrement soulevée en 1837 du côté patriote. Les historiens ont depuis cherché à expliquer cette mobilisation étonnante par des causes indirectes, tel le contexte économique ou social. L'explication est finalement plus simple.
À Saint-Hyacinthe, le mouvement patriote est intimemement lié à l'exécutif montréalais et en particulier à la famille Papineau. Ces accointances se vérifieront notamment à la fin de 1837, quand des chefs montréalais trouveront refuge dans la région maskoutaine.
À proximité des foyers d'agitation de Terrebonne et de Deux-Montagnes, la mobilisation patriote dans Lanaudière déçoit. Pourtant, les six députés patriotes de la région ne feront pas faux bond et répondront présents.
En 1837, l'Outaouais est une contrée excentrique, sous-développée, en apparence étrangère aux enjeux qui opposent alors patriotes et loyaux le long du Saint-Laurent. La crise bas-canadienne rattrape pourtant la région sous la forme d'un affrontement entre compagnies forestières.