nationalisme identitaire

Il était une fois les trois mousquetaires identitaires d'un journal appelé Journal de Montréal qui avaient comme mission divine de sauver le Québec et les Québécois des «autres», les méchants étrangers.
En se réfugiant dans un repli identitaire qui prend la France comme modèle, on ne s'ouvre pas au monde pour s'affirmer. On se referme pour se confiner dans un espace étroit qui rappelle l'errance d'un Québec prémoderne ne jurant que par l'agriculture et les curés de campagne.
La voie à suivre pour tout gouvernement ne consiste donc pas à occulter le caractère distinctif des Québécois, mais à l'affirmer et à le préserver.
Encore une fois, on tape sur les musulmans, plus spécifiquement les musulmanes. Cette obsession contre le hijab chez une partie de nos intellectuels est devenue pathétique.
Mais qui sont donc ces gens qui appuient Donald Trump au Québec?
Le PQ est dans une situation tendue à l'interne. Des conflits persistent sur le plan idéologique.
De grands médias ont créé une fiction de toute pièce en faisant croire à leur public que les musulmans existent comme des êtres identiques.
La diversité culturelle est une richesse qu'il faut protéger. Les rapprochements interculturels ne nécessitent-ils pas de laisser tomber ces identités à fleur de peau?
Le repli identitaire est un constat d'échec. C'est la dernière carte d'un mouvement à bout de souffle qui a passé deux décennies à attendre en vain les conditions gagnantes.
Ceux qui se croient au-dessus de toute question nationale, comme les mondialistes et les trudeauistes canadiens, apportent de l'eau au moulin de Marine Le Pen.