mouvement souverainiste

Après l'Écosse, ce sera donc le tour de la Catalogne. Peut-être. Car contrairement à l'Écosse, point d'accord entre la Generalitat et le gouvernement central, tout au contraire. Madrid a toujours refusé de tenir ce débat et d'admettre un quelconque droit d'autodétermination aux Catalans.
Tous les souverainistes devraient investir le Bloc québécois, ou le soutenir. À tout le moins ceux qui ont la volonté réelle et sincère de travailler à faire avancer notre mouvement. Dans un esprit de dialogue, coopératif et proactif.
Un des principaux enjeux de cette campagne a été la monnaie, le camp du «non» prétendant que l'Écosse ne pourra pas conserver la livre sterling au lendemain d'un «oui».
Je me méfie des chroniqueurs et éditorialistes qui prédisent - depuis, oh, si longtemps - le déclin prochain du Parti québécois et le naufrage du mouvement souverainiste du même coup.
Le mouvement souverainiste devrait se réjouir de voir la montée fulgurante de la candidate présidentielle française Marine Le Pen qui sera la plus favorable à reconnaître un Québec souverain.
Les leaders souverainistes laissent la scène et la tribune entièrement libres au Dr Gaétan Barrette, lui permettant de déclarer que le financement par le fédéral des soins de santé «n'est pas une question politique, mais une question d'assurer des services à la population».
Suivez-nous sur Twitter Entre petites phrases assassines et grands débats, la course à la chefferie du Parti québécois bat
Comment rallier les différentes composantes du mouvement souverainiste est une question intéressante, mais si elle suggère que le ralliement des Québécoises et des Québécois doit s'opérer uniquement au sein du mouvement souverainiste, il s'agit d'une proposition périlleuse qui aurait pour effet de soustraire plus de 60% de la population en préparation des élections de 2018.
Avec une telle moyenne au bâton, vouloir encore convaincre les Québécois de l'urgence de tenir un référendum ne relève-t-il pas de la pensée magique?
Depuis 1995, le mouvement souverainiste s'est épuisé en joutes électorales, y perdant à chaque fois un peu de son âme et de ses appuis populaires. Cette dérive s'est pour partie nourri du désir des appareils politiques de garder leur mainmise sur le message et sur les postes et, pour partie, du désir des militants de profiter de chaque tribune pour asséner le même mantra à la population.