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Michelle Courchesne

MONTRÉAL - Les nĂ©gociations entre les associations Ă©tudiantes et le gouvernement du QuĂ©bec reprendront lundi aprĂšs-midi. La
Le gouvernement et les associations étudiantes se rencontreront lundi à 14 h, à Québec. Selon un communiqué de la Fédération
QUÉBEC _ La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, prĂ©voit une rencontre "trĂšs trĂšs importante", selon ses mots, prochainement
Victor-Lévy Beaulieu s'invite dans le conflit étudiant. L'écrivain a fait parvenir une lettre aux médias dans laquelle il
Le négociateur du gouvernement du Québec, Pierre Pilote, a invité la Coalition large de l'Association pour une solidarité
Ce ne sont pas des dents mais des crocs que le gouvernement Charest a mis dans la loi spéciale qu'il veut faire adopter pour forcer un retour en classe dans les cégeps et universités. Le projet de loi 78 contient, bien sûr, des amendes salées, entre 7,000$ et 25,000$ par jour pour tout dirigeant d'association qui contrevient à la loi, entre 25,000$ et 125,000$ pour une association, des montants qui pourraient doubler en cas de récidive.
Il y a quatre mois Ă  peine, Jean Charest Ă©tait Ă  la tĂȘte d'un gouvernement usĂ© et corrompu et semblait se diriger vers une dĂ©faite Ă©lectorale aussi certaine qu'humiliante. Cette chute de rideau lui rĂ©servait une place peu enviable dans l'histoire, Ă  mettre en parallĂšle avec le rĂ©gime honni d'Alexandre Taschereau. Sauf que la grĂšve Ă©tudiante lui a donnĂ© un nouveau souffle qui pourrait dĂ©sormais le porter au pouvoir pour une 4e fois.
M. Charest fait un trÚs mauvais calcul. On voit déjà ce que cette loi va donner: plus de pouvoirs aux policiers, moins aux étudiants, plus de manifestations dans la rue et moins de négociations en cabinet privé. En fait, il n'y aura plus aucune négociation, encore moins de médiation. Loin d'amener une pause et rétablir le calme, la loi fait craindre le pire.
Quand durant 13 semaines, un premier ministre refuse de s'asseoir ne serait-ce que quelques minutes avec des représentants étudiants dûment élus et mandatés pour discuter d'une question cruciale pour l'avenir de la société.Quand durant ces 13 semaines, aucune tentative de médiation n'est mise de l'avant, malgré les pressions répétées de l'opposition officielle. Quand durant 13 semaines, toutes les propositions du gouvernement n'ont touché que des aspects sur lesquels la grÚve ne portait pas.
Alors que la rumeur d'un dĂ©pĂŽt de loi spĂ©ciale pour mettre fin au conflit Ă©tudiant s'accentue Ă  QuĂ©bec, la ministre de l'Éducation