michel seymour

Je n'ai jamais cru à la mort de Dieu. Mais je n'aurais jamais cru non plus que des philosophes de notre époque allaient perdre leur rationalité devant le retour du discours religieux et s'enfoncer à ce point dans le relativisme de la «postmodernité».
Selon le philosophe François Doyon, non seulement une majorité d'intellectuels pensent que l'islamisme ne constitue pas une menace, mais croient aussi qu'il faut laisser toute expression religieuse être manifestée publiquement.
Le projet de loi 122 attaque de front les référendums donnant la parole aux citoyens pour que les mairies puissent s'occuper des «vraies affaires» avec des promoteurs, sans avoir à se préoccuper de la démocratie citoyenne.
Si on écoutait Charles Taylor, en effet, il faudrait mettre de côté la problématique identitaire du peuple québécois, qui selon lui n'a pas vraiment sa place dans nos débats sur la laïcité.
Pourquoi je suis en désaccord presque complet avec les propos tenus par Michel Seymour, dans le texte du Huffington Post Québec , intitulé Une lecture identitaire du carnage de Québec.
Il est légitime de pouvoir choisir des nouveaux venus qui aspirent à vivre ici, en respectant authentiquement nos valeurs et nos normes avec esprit de concorde.
Seymour se dit d'accord: la laïcité ouverte ne doit pas permettre de discrimination sexuelle sous prétexte d'accommodement religieux.
Johanne Villeneuve a lu notre texte sur les agressions sexuelles à l'université de travers ou trop rapidement, ce qui l'amène à faire la critique d'un texte déformé, voire caricaturé. On est cependant enclin à se demander quelle cause elle défend, car ce n'est certainement pas la cause des étudiants.
Dans un article intitulé «Les 'Inclusifs' et l'affaire Awada: la diabolisation et la censure», paru dans une récente livraison d'Être magazine, André Gagnon attaque à son tour Dalila Awada. Cette sortie vindicative ne fait pas avancer le débat.
Pour assurer un équilibre entre l'unité et la diversité, il ne suffit pas de taper sur les doigts des Québécois et de leur imposer des gestes d'ouverture à l'égard des identités minoritaires. Nous avons aussi le devoir d'apporter des remèdes au problème d'affirmation nationale du Québec.