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manifestation etudiante

Lorsque des individus cagoulés se présentent à la porte de l'IEDM, tentant de forcer la porte pour entrer dans nos bureaux, on sort du débat démocratique et on entre dans l'intimidation. La liberté d'exprimer des idées est fondamentale. En s'y attaquant, en tentant de bùillonner les opinions contraires, ces manifestants dérapent sérieusement et décrédibilisent leur propre cause. Il serait souhaitable que les responsables étudiants dénoncent ces gestes.
Durant les derniĂšres semaines, un sujet vient Ă  la bouche de plusieurs, la grĂšve Ă©tudiante vis-Ă -vis la hausse des frais de scolaritĂ©. Des images et de l'information sont transmises Ă  travers divers mĂ©dias. Des propos sont tenus prenant diffĂ©rentes positions. Ce que je me demande et me questionne est ceci : oĂč les gens prennent-ils leur information afin de se forger une rĂ©elle opinion sur tous les dĂ©bats entourant la grĂšve Ă©tudiante?
Le mot «violence» est ainsi devenu un buzzword. Il crée un écran, détourne des enjeux, permet toutes les manipulations affectives de l'opinion publique. C'est bien cela qu'il reste aux puissants, la manipulation, lorsque se dissipent l'aura de leur pouvoir et l'apparence de consensus. En grands titres, pouvons-nous lire, dans les différents quotidiens : «Manifestations étudiantes dans le calme». Comme si la chose devait étonner! Comme si l'essentiel se jouait là! Incidemment, le mot «calme» est devenu le nouveau gage de la légitimité politique dans la bataille pour l'opinion publique. Or, a-t-on jamais fait reculer un gouvernement dans le «calme»? Qu'avons-nous, nous, Québécois et Québécoises, avec cette obsession de la «tranquillité» lorsque, pourtant, rien ne va plus?
Une organisation appelée Fond Rouge a décidé de lancer une campagne pour financer un message publicitaire en appui aux étudiants
Ça me prend un peu au ventre ces jours-ci. Je regarde dĂ©filer les images de violence, d'abus, de brutalitĂ©. Ça me fait mal ici. Juste ici. PrĂšs du coeur. Le mouvement Ă©tudiant est fort, uni et solide. C'est beau, ça me fait du bien, ça me donne espoir. Mais, il y a un dĂ©sĂ©quilibre de forces Ă©videntes. Tu ne me fais plus croire en la dĂ©mocratie. Certes, je suis de plus en plus cynique face Ă  cet idĂ©al. Et toi, tu arrives Ă  coups de bombes assourdissantes et tu dĂ©truis de plus belle mon rĂȘve. SPVM, tu m'indignes.
MONTRÉAL - Les Ă©tudiants en grĂšve opposĂ©s Ă  l'augmentation des droits de scolaritĂ© tenteront de se faire entendre grĂące Ă 
(Radio-Canada.ca) Des professeurs de cégep et d'université évoquent plusieurs « gestes symboliques » pour montrer leur appui
Depuis le dĂ©but de la grĂšve des Ă©tudiants collĂ©giaux et universitaires, les mĂ©dias ne cessent de parler de leur «violence» et de leurs pratiques «antidĂ©mocratiques». Mais qui parle de la violence exercĂ©e par le gouvernement libĂ©ral de Jean Charest? La violence n'a pas forcĂ©ment Ă  blesser des gens pour en ĂȘtre. En voici quelques exemples.
(Radio-Canada) Alors que de nouvelles manifestations étudiantes sont prévues aujourd'hui à Montréal et à Sherbrooke, les
(Radio-Canada.ca) Les Ă©tudiants manifestent de nouveau jeudi pour protester contre la hausse des droits de scolaritĂ©. À MontrĂ©al