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liberte-dopinion

Le blogueur mauritanien Mohamed Ould Cheikh M'Kheitir est dans le couloir de la mort, et si la communautĂ© internationale ne rĂ©agit pas maintenant, il peut ĂȘtre exĂ©cutĂ© Ă  tout moment.
Ce verdict à l'encontre de Taheri témoigne d'une haine institutionnalisée envers la science, la connaissance et la liberté.
Le prĂ©sident de la Commission des droits de la personne peut penser qu'il n'est pas «politically correct», dans notre QuĂ©bec consensualiste et solidaire, de critiquer l'islam radical. Il faut, au contraire, le permettre. Ne sommes-nous pas supposĂ©s ĂȘtre Charlie?
Voici quelques idĂ©es qui me passent par la tĂȘte au sujet de la libertĂ© d'expression et des limites qu'on peut lui opposer.
Une personne comme moi pourrait-elle ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme un terroriste? AprĂšs tout, je m'oppose aux gaz de schiste et Ă  l'olĂ©oduc Énergie Est de TransCanada...
Je dénonce les propos extrémistes d'un tel individu,mais je souhaite qu'on lui donne une tribune et de l'exposition médiatique. Cela aura surtout pour effet de mobiliser la collectivité dans la prévention, la dénonciation et la coercition des idéaux auxquels il incite.
Il est tout de mĂȘme consternant de voir tout un chacun se gargariser avec un concept de libertĂ© d'expression Ă  gĂ©omĂ©trie variable Ă  l'heure oĂč nos gouvernants peaufinent des mesures sĂ©curitaires tous azimuts.
Nos premiers ministres Harper et Couillard pourraient faire preuve d'un peu moins de timidité et d'un peu plus de courage dans cette affaire. Et j'utilise le mot « affaire » consciemment puisque nous savons que nos dirigeants aiment faire des affaires avec le régime saoudien.
Des images d'horreur, repoussantes, inhumaines. VoilĂ  quelques heures dĂ©jĂ , quelques jours en fait, que tout mon rĂ©seau social, mon existence virtuelle, est traversĂ© de ces images d'enfants morts, de femmes, et d'hommes qui tiennent dans leurs bras, leur progĂ©niture. Ces images de dĂ©solation, indicibles, dans tout ce que l'ĂȘtre humain est capable pour rappeler son origine de bestialitĂ©...
On la veut universelle cette libertĂ© d'expression, et on la croit bien Ă©tablie en Occident. Mieux encore, on en souhaite le triomphe dans les États dictatoriaux. Sommes-nous bien sĂ»r que cet acquis, en Occident mĂȘme, est universel et pĂ©renne?