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langue de travail

La Cour suprĂȘme du Canada refuse d'entendre la cause d'un syndicat qui reproche Ă  la Ville de Gatineau d'exiger l'anglais
Parmi tous les chiffres qu'il allĂšgue, il omet de mentionner ceux qui permettent de dresser un portrait juste et rigoureux de la situation.
Au-delà des chiffres préoccupants, un constat: le bilinguisme est de moins en moins le fruit de l'apprentissage d'une autre langue, mais bien une obligation pour beaucoup trop de travailleurs.
Il faut arrĂȘter de blĂąmer les personnes immigrantes concernant la francisation ou leur volontĂ© d'apprendre l'anglais. La sociĂ©tĂ© d'accueil est aussi engagĂ©e dans le recul du français.
Le français recule au travail et perd du poids à chaque recensement. L'anglicisation est liée directement à une politique d'immigration qui anglicise le Québec, et au bilinguisme institutionnel.
Protéger et promouvoir la langue française, cela ne repose pas simplement sur la vigilance, n'en déplaise au gouvernement de Philippe Couillard. Cela exige de la vision, de l'audace et de la détermination.
Le dilemme de l'instruction au QuĂ©bec ne consiste pas Ă  se demander si elle devrait ĂȘtre dispensĂ©e dans la langue de MoliĂšre ou dans une autre, mais plutĂŽt si elle doit ĂȘtre obligatoire ou non. Tant que les recteurs universitaires se targueront d'octroyer des diplĂŽmes aux dĂ©tenteurs d'un analphabĂ©tisme vernaculaire, l'Ă©ducation y demeurera, Ă  l'Ă©vidence, facultative.
Aucune loi n'est nécessaire pour réglementer la langue de travail dans les entreprises privées de compétence fédérale au
MONTRÉAL - AprĂšs une forte progression de 1971 Ă  1989, l'usage du français au travail a connu un lĂ©ger recul entre 1990 et