La Licorne

Le langage est cru et réaliste, mais jamais vulgaire avec des jeux de mots, des blagues de pénis et un humour bien masculin qui rejoint cependant le public féminin.
Il manque à cette pièce un fil conducteur puissant qui éviterait l'éparpillement.
La saison 2018-2019 sera sa dernière à la barre du théâtre.
On rit beaucoup devant Comment je suis devenu Musulman ce qui n'exclut pas des moments de tendresse et de réflexion.
Le public est saisi par la puissance des désirs et des rancoeurs qui servent de ressorts à ces histoires.
Cette distribution est impeccable et la mise en scène d'Édith Patenaude, toute de sobriété, laisse ce texte fort de Guillaume Lapierre-Desnoyers nous atteindre sans filtre.
C'est dans un décor minimaliste et sobre, mais éloquent que se déroule l'action.
Connaissons-nous vraiment ceux que nous aimons et à qui nous tenons le plus?
Catherine Léger nous force à sortir de nos évidences dans ses savoureuses comédies humaines, mais peut-être avec davantage d'éclat que de substance.
«Des arbres», avec Sophie Cadieux et Maxime Denommée, revient à La Licorne en automne.