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Joanne Marcotte

Ce à quoi nous assistons n'est ni une "grÚve", ni un geste "social". Ce qui rend impossible aux institutions d'enseignement de respecter le contrat qui les lie aux étudiants qui ont choisi de parfaire leur formation académique chez eux est notre complaisance envers des voyous qui refusent de vivre dans une société de droit.
On y revient inconditionnellement. À ce pouvoir syndical qui Ă©touffe et tue. À cette sociĂ©tĂ© du no-fault bĂątie sur des clauses qui ne servent qu'Ă  protĂ©ger les arriĂšres de ceux qui utilisent nos institutions Ă  des fins idĂ©ologiques et qui sont pourtant payĂ©s gĂ©nĂ©reusement pour Ă©duquer, soigner et assurer la dignitĂ© de tous par temps plus difficiles.
Quand j'écoute la radio, je regarde la télé et je lis les journaux, je me sens rassuré par tous ces commentateurs qui protÚgent ma liberté par leur vigilance et par leur esprit critique.
Si, en matiÚre de politique familiale, la révision des programmes ne produit qu'une ennuyeuse modulation des tarifs de garderies, alors on conclura qu'il n'y a rien de rigoureux ni d'utile à long terme dans l'exercice mené par le comité Robillard et dirigé par le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux.
Pour l'heure, le projet de loi no 3 est «soft». Aucun report de l'ùge de la retraite. Préservation des régimes à prestations déterminées. Période de négociation prévue dans la loi. Si j'étais un syndiqué municipal, j'aurais un soupir de soulagement et je dirais merci.
Le problÚme des révolutionnaires tranquilles, c'est qu'ils ont une solution magique pour régler tous les problÚmes du Québec. Ils sont bien bons pour faire des analyses, monter des centres ou des chaires de recherche, téter le ministÚre des Finances ou autres organismes syndicaux pour des subventions, mais force est de constater qu'ils sont dépassés par les événements.
Le Journal de MontrĂ©al publiait cette semaine les rĂ©sultats d'une enquĂȘte maison qui visait Ă  dĂ©terminer si les Anglo-QuĂ©bĂ©cois connaissent bien la culture quĂ©bĂ©coise. Celle-ci dĂ©montre une fois de plus l'existence des deux solitudes Ă  l'intĂ©rieur d'une mĂȘme ville, soit MontrĂ©al. Il n'en fallait pas plus pour qu'une poignĂ©e de chroniqueurs reconnus pour leur haine du nationalisme Ă©crivent contre cette Ă©tude.
Dans le billet intitulé «Immigration: le tabou du français», publié sur son blogue au Journal de Montréal, Joanne Marcotte aborde moult sujets: religion, langue, histoire, institutions d'enseignement, Révolution tranquille, souveraineté, bilinguisme, haine de l'anglais et des Anglos, sélection des immigrants, valeurs occidentales, prospérité économique, investissements privés, etc. Il s'agit là d'un programme si vaste, que j'ai l'embarras du choix pour le commenter.