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jihad

Voici un an que les États-Unis ont lancé l'opération Inherent Resolve (Détermination absolue). Peut-être que la résolution de tous n'était finalement pas si absolue que ça.
Pour moi, qui s'intéresse et qui écrit sur ce phénomène depuis presque trois décennies, cette longévité de l'intégrisme musulman, sous ses diverses appellations, constitue une surprise.
En Occident et ailleurs, le cynisme du capitalisme sauvage, qui a dégradé les idéaux des Lumières, favorise ces engagements.
Je ne vais pas te dire que l'islam est tolérance, amour et liberté. Nous ne sommes plus dans le romantisme.
Des groupes locaux, non affiliés à une organisation djihadiste extérieure, existent au Canada.
Plusieurs éléments nous amènent à lire dans le présent des échos du passé et à rappeler que poser la question d'un problème, c'est faciliter sa solution, surtout s'il est porté depuis des siècles par notre histoire commune.
Des collègues et moi sommes allés à Kirkouk, en Irak, rencontrer des jeunes qui avaient tué pour l'État islamique, puis dans les banlieues d'Europe, avec d'autres qui voulaient les rejoindre.
Pour la première fois au Royaume uni et en Europe, un nouveau front s'est ouvert, celui d'une bataille idéologique contre l'EI et les groupes du même acabit, un djihad, même, mené par de jeunes musulmans qui s'engagent à jouer leur rôle pour contribuer à annihiler ce terrible fléau.
Si nous voulons lutter contre le djihadisme, il n'est pas suffisant de faire une petite manif populaire après un événement traumatisant, et ensuite rentrer chez soi.
Le projet de loi 59 est liberticide. Quiconque ayant exprimé des propos perçus comme «incitant à la violence» pourra être dénoncé par n'importe quel quidam anonyme et pourra faire l'objet d'une enquête.