islamo-gauchisme

L'islamo-gauchisme, loin d'être un défaut, constitue une dimension essentielle du renouvellement du mouvement pour l'indépendance du Québec dans une société plurielle.
À la défense des uniformes islamiques, on brandit souvent l'argument de la liberté individuelle. Comme les femmes musulmanes endosseraient ces vêtements par désir de spiritualité personnelle, leur choix devrait être respecté. Mais rien n'est plus illusoire !
Eh oui, je vais parler du niqab... Ou bien plutôt de ceux qui ne veulent pas en parler et qui, par le fait même, en parlent tous les jours. À la longue, il apparaît évident que les gens qui tentent le plus de capitaliser ce débat sont ceux qui affirment le trouver inutile.
Le concept «d'islam politique» est à la mode, très à la mode. Propagé par les médias et plusieurs intellectuels soucieux du respect des «droits» des minorités religieuses, le concept s'est frayé un chemin durant les dernières années. Il n'en demeure pas moins que «l'islam politique» est une appellation frauduleuse qui véhicule une conception absurde de la religion musulmane.
Le conflit israélo-arabe perdurera encore bien longtemps, mais il n'est pas souhaitable qu'il s'impose également chez nous. Nous n'avons pas à payer la facture des tensions séculaires d'outre-mer.
Au fond, conclut Bernard La Rivière, tout ce débat ne renverrait-il pas seulement à une «question de politesse»? Doit-on accorder du respect à une personne qui entre chez vous et qui refuse d'enlever ses bottes par un temps mauvais?
Un phénomène inquiétant se déroule sous nos yeux. Une transformation radicale de la gauche, une métamorphose violente du progressisme. S'il fut un temps où la gauche ne jurait que par le vieil adage marxiste selon lequel «la religion est l'opium du peuple», force est de constater qu'elle a récemment abandonné ses aspirations laïques. Le débat entourant la Charte de la laïcité nous l'a prouvé: la gauche est dorénavant multiculturaliste.
C'est aussi en visionnant le récent épisode de Tout le monde en parle, où Djemila Benhabib et Dalila Awada y étaient invitées pour parler de la Charte des valeurs québécoises, que j'ai réalisé que deux visions distinctes du féminisme s'affrontaient dorénavant. La première est humaniste, la seconde est déterministe.
C'est bien sous l'angle de l'amour que j'aimerais aborder, encore une fois, la problématique du multiculturalisme. Une perspective ni politique, ni idéologique, parait-il. Mais je n'en suis pas si certain: en fait, si le multiculturalisme incarne le du XXIe siècle et cette volonté de réenchantement du monde, il ne favorise aucunement les doux échanges humains.
Le voile, le turban, la kippa: de simples bouts de tissu, rien d'autre Gabriel? C'est drôle, j'en connais quand même un certain nombre qui ont une signification. L'étoile jaune ou les drapeaux des nations du monde, par exemple. Et pourquoi pas aussi l'argent : après tout, ce ne sont que des bouts de papier...