individualisme

Si on écoutait Charles Taylor, en effet, il faudrait mettre de côté la problématique identitaire du peuple québécois, qui selon lui n'a pas vraiment sa place dans nos débats sur la laïcité.
Christian Rioux est de plus en plus inspirant, au sens où son propos m'incite à chaque fois à interrompre mon travail pour mettre par écrit une réplique détaillée. Dans un récent texte paru dans Le Devoir, il présente deux modèles de la laïcité (français et américain) et nous incite à souscrire au modèle français. Ma réponse en trois temps.
Sans qu'il en soit conscient, Pierre Bruneau venait de me transmettre deux leçons que je ne suis pas prêt d'oublier.
Il semblerait que des émissions ostentatoires comme American Idol et Survivor, auraient contribué à gonfler l'ego des membres de la génération Y. Et que dire de l'obsession du «selfie» sur les nouvelles générations?
La question de la santé mentale peut difficilement se penser sans les cultes de la performance et du travail, sans les rapports de force.
On cherche tous un équilibre. C'est la quête de l'humanité tout entière. Mais la recette du bonheur, c'est un peu pour soi et un peu pour les autres.
Au-delà de la crise identitaire québécoise qui n'en finit plus de se moduler, on constate qu'elle s'inscrit aussi dans le contexte plus vaste de la redéfinition identitaire que traverse l'humanité.
Oui, l'idée d'indépendance se meurt au Québec, et en raison de la vitesse à laquelle l'individualisation progresse dans notre société, nous finirons par en signer l'acte de décès.
Lorsqu'on s'y penche rapidement, ce débat semble complètement futile. En quoi le fait d'obliger quelques femmes par années à soutirer leur niqab pour célébrer leurs nouvelles nationalités améliorerait concrètement nos conditions de vie? La réponse est simple : très certainement à rien!
L'histoire nous apprend que la construction d'un État québécois moderne et interventionniste est liée au mouvement nationaliste.