grexit

L'implosion de la zone euro n'a jamais été aussi près de se produire. Comment les Européens en sont-ils arrivés là?
Pour faire face à cette nouvelle épreuve, le premier ministre s'en remet encore une fois au peuple. En annonçant la tenue d'élections législatives anticipées, le premier ministre affirme : je veux «soumettre au peuple grec tout ce que j'ai fait, afin qu'il décide de nouveau».
Ce que certains voient comme le symbole de la révolte des nations n'est rien d'autre que la confrontation classique entre deux positions économiques.
Les Européens ont conclu lundi un accord sur un troisième plan d'aide à la Grèce, au prix de très lourds sacrifices pour
Pour bien comprendre la situation actuelle, il faut d'abord préciser la définition de l'austérité.
La réunion de crise des ministres des Finances de la zone euro sur la Grèce s'est terminée samedi en toute fin de soirée
La zone euro est-elle assez solide pour faire face à la contagion en cas de départ de la Grèce? La réponse incertaine à cette question explique la partie de poker à laquelle se prêtent la Grèce et l'Europe.
Je suis de ceux qui pensent que l'austérité est non seulement catastrophique sur le plan humain, mais aussi une ineptie économique qui ne peut que précipiter la Grèce dans le chaos et hors de l'euro.
En Argentine, le chômage des jeunes a atteint des proportions endémiques pendant plusieurs années. Le manque d'opportunités a anéanti la motivation et gâché le talent de millions de jeunes gens. Il en va de même en Grèce, où le taux de chômage des jeunes avoisine 50%. Les défauts de paiement sont difficiles, mais l'austérité l'est encore davantage. La bonne nouvelle pour la Grèce, c'est que, comme l'a montré l'Argentine, il y a une vie après la dette et le défaut de paiement.
En 2012 j'avais déjà écrit sur mon blogue un billet sur la Grèce, en m'alarmant d'une possible sortie de ce pays de la zone euro. Trois ans plus tard, ma conviction est d'autant plus renforcée que l'Europe piétine et qu'elle ne répond plus à nos espérances passées