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etat-de-droit

Ne soyons pas gĂȘnĂ©s de reconnaĂźtre que, comparativement Ă  d'autres espaces linguistiques, l'espace francophone est celui oĂč la dĂ©mocratie balbutie encore.
Dans notre sociĂ©tĂ©, la prĂ©somption d'innocence s'applique Ă  l'opinion publique, mĂȘme si ce n'est qu'avec les adaptations nĂ©cessaires. Sur quelle base l'opinion publique serait-elle alors fondĂ©e de tenir Sklavounos pour coupable, selon Mme Zaccour? Sur celle des statistiques.
En 2013, j'écrivais une lettre au premier ministre Harper, l'invitant à défendre vigoureusement la souveraineté du Canada vis-à-vis la poursuite de Lone Pine Resources.
Nous avons bon espoir que le nouveau président sera trÚs attentif aux pratiques de la démocratie, et des droits et des libertés individuels dans l'espace francophone.
En convoquant le sommet États-Unis/Afrique Ă  la Maison-Blanche, le prĂ©sident Obama vient de tenir la promesse faite de dĂ©velopper un partenariat Ă©conomique et commercial avec le continent.
Comment justifier alors cette nomination qui, sans doute, suivra le mĂȘme parcours que la nomination du juge Nadon Ă  la Cour suprĂȘme? Une seule raison semble expliquer cette dĂ©marche. La volontĂ© du gouvernement fĂ©dĂ©ral de contourner la dĂ©cision de la Cour suprĂȘme et le texte de la constitution canadienne en nommant un juge de la Cour fĂ©dĂ©rale Ă  la Cour suprĂȘme du Canada aprĂšs un passage Ă  la Cour d'appel du QuĂ©bec.
Actuellement, il y a un vent inexplicable qui souffle en Afrique, celui de la révision et du tripatouillage de la Constitution taillée sur mesure, de vouloir supprimer la limite de mandat présidentiel, de modifier le code électoral à la veille de scrutins pour permettre aux dirigeants en place de se maintenir au pouvoir.
Sans un acte de foi sans cesse renouvelĂ©, sans la confiance que nous accordons aux rĂšgles de droit qui rĂ©gissent nos sociĂ©tĂ©s, leur pouvoir effectif s'effrite. Le juriste FrĂ©dĂ©ric BĂ©rard cherche Ă  montrer dans La fin de l'État de droit? que cette confiance mutuelle est attaquĂ©e de front au Canada et au QuĂ©bec par ceux-lĂ  mĂȘmes qui devraient en dĂ©fendre l'intĂ©gritĂ© contre eux-mĂȘmes: les politiciens.
Nous sommes supposĂ©s vivre dans une dĂ©mocratie libĂ©rale et un État de droit qui mettent au premier rang les principes de libertĂ© individuelle et d'Ă©galitĂ© devant la loi. Or, l'inĂ©galitĂ© entre d'un cĂŽtĂ© le possesseur et l'utilisateur lĂ©gitime d'une arme Ă  feu (ici un policier) et, de l'autre, n'importe quel citoyen, se justifie difficilement.
Une sociĂ©tĂ© qui accorde sa rĂ©vĂ©rence Ă  la primautĂ© du Droit repose sur un principe fondamental selon lequel l'État exerce le monopole de la force. Le sage emploi de cette prĂ©rogative constitue assurĂ©ment la plus dĂ©licate responsabilitĂ© qui incombe au lĂ©gislateur.