etapisme

Le jour où l'on voudra nous passer un oléoduc de force au cœur et dans les veines de notre territoire, nous n'aurons pas le temps d'attendre un référendum gagnant pour agir.
Un récent sondage révélait que 52 % des Québécois de langue maternelle française voteraient en faveur de l'indépendance du Québec alors que du même groupe seulement 36 % appuieraient le Parti québécois.
Rédigé par Simon-Pierre Savard Tremblay, l'essai Le souverainisme de province retrace l'histoire du mouvement indépendantiste des premières décennies du 20e siècle jusqu'à aujourd'hui. Son but est simple: faire le procès de la stratégie de l'étapisme dans le mouvement souverainiste.
C'est l'idéologie «étapiste» qui est à la source du marasme qu'a vécu et que vit toujours le mouvement souverainiste.
Il faut donc en finir avec cet optimisme coupable, cette obsession référendaire qui nous paralyse et transforme le désir du pays en «mur des lamentations». Albert Einstein disait: «La folie, c'est se comporter de la même manière et s'attendre à un résultat différent».
La défaite électorale du Parti québécois ce 7 avril 2014 est la défaite de l'étapisme, cette stratégie qui enferme le Québec depuis 1973. Pauline Marois s'est retrouvée piégée: si elle disait Oui les fédéralistes allaient carburer à la peur, si elle disait Non elle perdait sa base. Elle a dit peut-être et a tout perdu.
Presque sept ans après son arrivée en poste, la direction actuelle du Parti québécois annonçait mercredi une toute première (et timide) mesure qui pourrait éventuellement s'avérer vaguement indépendantiste: un livre blanc sur «l'avenir du Québec»...
Si on se fit à l'histoire du Parti québécois, la Charte de la laïcité ne relève pas d'une idéologie républicaine, impliquant une participation populaire importante au processus décisionnel. La direction péquiste y voit un avantage concurrentiel pour se maintenir au pouvoir et accroître ses appuis plutôt que de travailler le projet politiquement inclusif et républicain d'une Constitution.