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Quelle école conviendra le mieux à notre enfant? Sera-t-il bien encadré, bien stimulé? Le privé est-il automatiquement l'option idéale? Fréquente-t-on le public faute de mieux seulement? Pour ma part, c'est l'an dernier que je m'étais colletaillée avec ces questions, alors que mon garçon finissait son primaire. Et même, en fait, dès l'année d'avant: nous avions déjà fait des "portes ouvertes" alors qu'il était en 5e année.
Cette id√©e que l'√Čtat pourrait √©conomiser de l'argent en abolissant le financement accord√© √† l'√©cole priv√©e me surprend toujours. Un m√™me √©l√®ve va co√Ľter 100% au MELS au lieu du 60% actuel au priv√©. Plusieurs √©tudes ont d√©montr√© qu'autour de 15% des √©coles priv√©es seulement vont pouvoir rester ouvertes (majoritairement sur l'√ģle de Montr√©al) si les parents doivent payer 100% des co√Ľts de fr√©quentation d'une √©cole priv√©e plus du tout financ√©e par l'√Čtat.
Cette dichotomie entre les aspirations au changement de la population et l'offre politique étroitement partisane qui nous est servie à l'occasion de ces élections éclate chaque jour davantage. La crise déclenchée par les jeunes cégépiens-nes et étudiants-es sur la question de l'augmentation des frais de scolarité semble être l'angle mort de la campagne, forçant les protagonistes à camper sur leurs anciennes positions. Ces élections n'ont-elles pas été déclenchées pour trouver une solution démocratique à la crise?
En ce début du dernier droit de la campagne électorale 2012, nous pouvons affirmer sans détour que si elle aura été marquée par certains événements et paroles mal placées, elle ne passera pas à l'Histoire comme l'une des plus enlevantes, loin s'en faut. Ce dont ont parle beaucoup, mais uniquement de son absence, c'est l'éducation. Conflit étudiant? Jamais entendu parler...
Plus t√īt au cours de la campagne √©lectorale, la CAQ a pourtant d√©voil√© une imposante plateforme √©lectorale, dans laquelle on retrouve l'intention de lutter contre le d√©crochage scolaire. √Ä travers les 114 pages qui constituent la plateforme √©lectorale du parti, ce que j'ai compris de la vision de la CAQ, c'est que le taux de diplomation au Qu√©bec est uniquement l'affaire des √©coles, des structures, du gouvernement. Et donc, les solutions propos√©es ne visent que les √©coles, les structures et le gouvernement.
Micha√ęlle Jean, envoy√©e sp√©ciale de l'UNESCO pour Ha√Įti et ancienne gouverneure g√©n√©rale du Canada, est devenue, samedi matin
À l'occasion de cet interminable conflit étudiant, plusieurs ont voulu voir dans les revendications étudiantes le rejet d'un soi-disant modèle universitaire américain qu'on aime opposer à un modèle européen. Le premier serait fondé sur des frais de scolarité élevés, sur l'esprit de compétition et la marchandisation du savoir. Le second s'appuierait au contraire sur un financement étatique assurant la gratuité scolaire, sur une tradition humaniste et la valorisation des connaissances pour l'amour d'elles-mêmes.
Cher monsieur Gérin-Lajoie, J'ai toujours eu le plus grand respect pour vous pour l'excellence de vos actions posées en éducation et son rayonnement international. Je suis néanmoins en net désaccord avec l'analyse que vous posez sur la situation actuelle. Contrairement à ce que vous pensez, si le méli-mélo actuel perdure, c'est justement à cause de la position intransigeante de la part du gouvernement Charest qui n'aura réussi qu'à exacerber les tensions avec l'imposition de la loi 78.
Je suis un prof de littérature, vous savez, j'enseigne une de ces matières obligatoires au cégep et que plusieurs estiment complètement inutile. Je suis donc un de ces profs au cours de qui personne ne s'inscrit (pas besoin, c'est automatique) et à qui tout le monde reproche de voler le temps.
Le gel en vigueur au cours des neuf années précédentes ne pouvait plus perdurer. N'oubliez pas que nous sortons d'une crise économique, nos exportations reculent ou au mieux stagnent depuis deux ans. Sans compter qu'Ottawa a réduit ses paiements de transfert pour l'éducation postsecondaire dans le cadre de sa lutte contre le déficit. Bref, nos finances publiques sont mal en point. Le gel était un luxe, on n'en a plus les moyens.